Beni : Maître Omar Kavota appelle à une citoyenneté numérique responsable pour contrer l’extrémisme
« Prévenir l’extrémisme violent à l’ère de nouvelles technologies » ; c’est sous ce thème que l’humanité entière a célébré ce jeudi 12 février 2026 la journée internationale de lutte contre l’extrémisme violent. Au Nord-Kivu comme en Ituri, l’utilisation de nouvelles technologies pour diffuser les idéologies sur l’extrémisme violent devient de plus en plus une réalité. Dans ce contexte, Maître Omar Kavota appelle à une citoyenneté numérique responsable.
Dans les rues de Beni, on reconnaît que les consommateurs de cette diffusion de l’extrémisme violent via les réseaux sociaux sont pour la plupart des jeunes.
“(I) Pas mal d’événements qui se passent, surtout qui sont caractérisés au niveau de l’extrémisme violent. Surtout dans des justices populaires, lorsqu’il y a aussi la mésinformation par rapport à tel ou tel autre événement. Ça commence toujours par des réseaux sociaux qui transforment, qui caricaturent les informations, ou soit les personnalités, soit physiques, soit morales. (II) Le code du numérique est en train de faire peur à un certain moment à ceux qui sont éveillés. Parce que nous allons constater qu’au-delà de ceux qui sont éveillés, il y a quand même un groupe très important qui est non informé par rapport au code du numérique. Et on pense qu’avec nos actions qu’on est en train de mener pour informer les gens en ce qui concerne le numérique, on va parvenir à jouer un grand rôle en ce qui concerne l’extrémisme violent dans l’Est de la République. (III) Les jeunes s’intéressent beaucoup aux messages qui sont publiés sur les réseaux sociaux. Ça pour autant voir si toutes ces informations sont vraies ou pas. Donc ils n’ont vraiment pas le temps de faire des recherches pour s’assurer que cette information est vraie ou fausse, et directement ils passent à l’action.”, ont-ils démontré.
Pour Maître Omar Kavota, d’autres mesures devraient être prises pour renforcer l’utilisation responsable et non violente des réseaux sociaux, mais aussi pour mettre les nouvelles technologies au service de la lutte contre l’extrémiste violent.
« Il y a également quelques leaders sociaux qui peuvent agir en toute inconscience, croyant qu’ils sont mobilisés contre l’ennemi, alors que c’est le même ennemi qui passe le message pour s’adresser à leurs sentiments et donner l’impression qu’ils sont abandonnés par l’État. Et pourquoi pas même arriver à les mobiliser vers une autre forme d’extrémisme qui peut sembler être une réponse à la chose”, a-t-il opiné.
L’idéologie extrémiste via les outils numériques se propage en dépit de la mise en vigueur, par la RDC, du code du numérique visant à réglementer les activités électroniques et à assurer la cybersécurité des utilisateurs des nouvelles technologies.
Siku Provinces