Butembo/Saint-Valentin : l’abbé Dieumerci Ngitsi livre les clés d’une célébration de l’amour réussie

La référence au martyr chrétien de la Saint-Valentin a vraiment disparu à travers le monde. C’est l’analyse-désolation de l’abbé Ngitsi Dieumerci, ce samedi 14 février 2026. Mais comment vivre la Saint aujourd’hui ? 

Pour commencer, l’abbé Ngitsi Dieumerci trace l’histoire de la Saint-Valentin depuis la nuit des temps. Aujourd’hui fête des amoureux, la Saint-Valentin a d’abord été une fête religieuse. 

Le pasteur raconte que Valentin est un prêtre romain, qui, par fidélité à l’Évangile, a béni les mariages en secret, puisque l’empereur Claude ne voulait pas voir les jeunes militaires prendre des femmes pour rester actifs sur les lignes de front. D’abord emprisonné, Valentin fut exécuté vers l’an 269. Au départ une fête chrétienne, la Saint-Valentin perd peu à peu sa profondeur.

Actuellement, nous pouvons dire que la Saint-Valentin devient comme une fête commerciale. Il y a des cartes postales, des fleurs, des chocolats, des cadeaux qui deviennent de plus en plus centraux dans cette fête-là. La référence au martyr chrétien a vraiment disparu, totalement. La référence au martyr de Valentin a disparu. La fête est devenue romantique et commerciale. On ne parle plus du témoin de la foi, qui est Saint-Valentin, mais on parle maintenant des romances. Si vous avez quelqu’un que vous aimez, il va vous demander aujourd’hui des messages comme ça, des séductions, des passions, des consommations. On consomme maintenant, aujourd’hui, on consomme. Il y a beaucoup de cadeaux”, a-t-il démontré. 

Comment vivre la Saint-Valentin face aux dangers qu’elle présente aujourd’hui   ? L’abbé Dieumerci conseille l’encadrement des jeunes sur la sexualité et l’affection responsables.

Aujourd’hui, comme Saint-Valentin, je crois qu’au niveau religieux, il serait le moment d’encadrer les jeunes sur la sexualité responsable. Parce qu’il y a ce facteur aussi de la dépravation morale et des mœurs autour de la Saint-Valentin, la sexualité responsable. Mais aussi sur l’affection responsable, parce que l’affection n’est pas seulement liée au matériel. L’affection, c’est vraiment quelque chose qui vient du cœur. Il faut partager quelque chose de profond. L’amour n’est pas seulement lié à cet aspect-là. Pas quelque chose de forcé vers cet amour-là de fidélité”, a-t-il conseillé. 

En attendant que les conseils de l’abbé Dieumerci soient mis en application, Butembo devra recevoir, ce dimanche tout comme ce samedi, de nombreuses activités liées à la Saint-Valentin. C’est notamment des karaokés, des concerts et autres activités culturelles.

Visesa Louangel

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