Butembo : la société civile souligne le rôle indispensable de la femme dans le processus de paix
Le fait que la femme soit partie prenante dans les institutions de la République démocratique du Congo et participe aux processus de paix peut apporter un changement positif pour le bien-être du pays. C’est ce qu’a démontré la vice-présidente de la coordination urbaine de la société civile de Butembo, ce mercredi 18 février 2026, lors de la restitution des résolutions de la session du renforcement de l’engagement des membres de la communauté sur le processus de paix en RDC.
L’activité a eu lieu dans la salle Nzoli de 4 kilomètres à l’intention des habitants de cette partie de la commune Bulengera à l’Est de Butembo. L’oratrice a montré aux femmes le rôle qu’elles ont à jouer pour contribuer à recouvrer la paix, une responsabilité que leur confie la résolution 1325 de l’ONU afin qu’elles agissent pour la paix et la sécurité au même titre que les hommes.
La vice-présidente de la coordination des forces vives de Butembo a démontré que depuis le processus de paix de Sun City, en 2001, la femme s’implique progressivement dans la recherche de la paix et dans la gestion du pays, même si sa participation n’est pas encore bien perceptible. Elle a, par ailleurs, salué le fait que, par d’autres voies, la femme, à son niveau, lutte pour le bien-être de sa communauté. Cela au travers des pétitions, des marches, des plaidoyers et autres actions que l’oratrice encourage.
En réaction, les participantes à l’activité ont salué cette conférence, avant de s’engager à mobiliser d’autres femmes à œuvrer dans les actions de promotion de la paix.
« (I) Quand on nous a parlé des accords, on a constaté qu’il y a des processus sur lesquels des femmes n’ont pas participé. Mais celui de Washington, la femme a quand même participé, même si à 22 %. Ça peut être un échec aujourd’hui, mais nous avons l’espoir que ce taux va augmenter. Nous irons sensibiliser les autres que la femme a aussi le droit et le devoir de donner sa contribution pour la paix. On a toujours dit : si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi. (II) Ce que j’ajoute, c’est qu’il est important de faire étudier les enfants filles. Une fois qu’elles obtiennent des diplômes, elles peuvent devenir des politiciennes et se battre pour le pays, pour les quartiers », ont-elles opiné.
Une séance similaire a eu lieu dans la salle Étoile du matin de Musimba, ce même jour, à l’intention des leaders de l’axe Manguredjipa-Mwenye, en territoire de Lubero.
Patrick Kalungwana