Butembo : l’UAC mobilise son personnel et ses étudiants pour vivre pleinement le temps fort du Carême
Une recollection pour le temps fort de carême 2026 a été organisée ce mercredi 18 février 2026 à l’Université de l’Assomption au Congo (UAC) de Butembo (Nord-Kivu). Les activités ont eu lieu dans l’avant-midi sur le site de Kambali, dans le diocèse de Butembo-Beni. L’orateur invite à la conversion et à témoigner de l’amour du Christ durant ce temps fort.
À 9 heures locales, les étudiants ainsi que le personnel de l’UAC étaient déjà dans la salle ouest de l’institut Kambali où tout s’est déroulé. Le thème du jour est : « Le carême comme temps de conversion ».
Le diacre Teddy Ngoy, vice-aumônier de l’université, a prêché que le carême est un moment de préparation spirituelle à la passion, à la mort et à la résurrection du Christ. L’orateur a noté que pour vivre concrètement le carême, il faut mettre la conversion au centre “car on ne peut pas comprendre le mystère de ces 40 jours sans comprendre le sens et l’importance de la pénitence”.
“En fait, le carême nous prépare à un événement plus fondamental de notre foi. Et c’est Saint-Paul qui l’a dit. S’il n’y avait pas eu cet événement, et Saint-Jacques aussi l’a dit, s’il n’y avait pas eu cet événement, notre foi serait vaine. Notre foi a un sens parce qu’il y a eu la mort et la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. Et le carême nous prépare à vivre ce moment. Il y a trois événements : la passion, la mort et la résurrection de Christ. C’est tellement fondamental au cœur de notre vie que nous devons entrer au cœur de ces mystères en nous préparant sérieusement. Au cœur de l’Église catholique, c’est de se confesser. Parce que la confession nous libère de ce poids que nous portons”, a-t-il démontré.
Après, la célébration eucharistique a pris place sous la présidence du père Mbakula Jean-Baptiste, aumônier de cette institution universitaire. Dans son homélie, il a démontré que la cendre imposée au front de chacun ce mercredi est un signe de l’humilité et qui doit pousser chacun à vivre dans la simplicité.

“Faire grandir notre intérieur, faire grandir notre extérieur, et alors nous allons y revenir pour nous reconnaître en nous imposant les centres parce que nous allons recevoir pour nous reconnaître, reconnaître notre faiblesse. Reconnaître notre nature, c’est-à-dire la nature d’être poussière. La nature d’être faible et comprendre que nous allons vers un élan propre, c’est-à-dire un élan affranchi, une étape à franchir pour reconnaître notre sainteté”, a-t-il prêché.
À la fin de l’activité, une étudiante de l’UAC a apprécié positivement cette organisation au début du carême 2026.

“Nous encourageons beaucoup le diacre qui nous a nourris spirituellement. Il nous a parlé de ce temps fort de carême, affirmant que nous devons jeûner, nous devons aussi partager avec les nécessiteux. Curieusement, l’université a aussi songé que nous devons contribuer quelque chose pour en fait aider nos chers frères et sœurs qui souffrent de l’autre côté, à l’orphelinat de Bunyuka. Oui, bien sûr, nous sommes bien préparés. Surtout que nous venons directement de commencer par la récollection. Nous savons que vraiment ça va bien évoluer”, a-t-elle remercié.
Le carême 2026 va du 18 février au 2 avril. La fête de Pâques, elle, sera célébrée le dimanche 5 avril 2026.
Dany Mweusi