Ituri : à Irumu, la CRDH plaide pour l’arrestation des opérateurs téléphoniques en connivence avec des ADF 

La Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH) d’Irumu demande aux autorités et services de renseignement de tout faire afin de trouver les opérateurs téléphoniques en connivence avec les terroristes de l’Allied democratic forces (ADF). Son coordonnateur territorial, Christophe Munyanderu, l’a dit le mardi 17 février 2026. 

Il annonçait la libération de 27 civils par les ADF. Ces ex-otages auraient obtenu la libération depuis le dimanche 15 février 2026 grâce à un versement d’une rançon à travers la téléphonie mobile.  

Les familles des victimes n’ont eu d’autre choix que d’accepter la proposition des terroristes et ont versé une somme allant de 5 000 à 10 000 dollars américains. Ce que déplore le responsable de la CRDH, qui estime que ces numéros doivent être bien identifiés pour atteindre les collaborateurs des ADF.

Le montant exigé est exorbitant, où les familles se mettent pour voir comment trouver cette somme demandée par ces terroristes ADF. Et je pense que le gouvernement congolais devrait être conséquent, mais aussi les maisons de télécommunications, parce que cet argent a toujours été déposé dans des maisons de télécommunications, des maisons de transfert d’argent, c’est-à-dire que ce sont des numéros qui sont identifiés. Malheureusement, il y aurait une complicité entre les maisons de télécommunications et ces terroristes parce qu’on ne peut pas accepter chaque fois de déposer de l’argent à transférer à un terroriste sans qu’il y ait une localisation concrète de ces différents numéros”, a-t-il démontré.

Selon lui, c’est parce qu’il n’y a pas d’opérations de poursuite de l’ennemi dans les brousses. Ces ex-otages sont arrivés par Mongé dans une position de Wazalendo. Ces derniers les ont conduits à Ndimo, sur l’axe routier Luna-Komanda. 

Il convient de signaler que depuis les dernières attaques, plusieurs habitants ont été pris en otage par les ennemis alors que d’autres ont été tués.

Stanley Muhindo

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