Butembo-Défense des DEA à l’UCG : l’abbé Claude Mbokani dénonce des enquêtes bâclées par les OPJ
L’Université catholique du Graben (UCG) a connu la défense des travaux de DEA ce samedi 21 février 2026. Les cérémonies se sont déroulées dans la salle multimédia du site Horizon. De la faculté de Droit, l’impétrant Kambere Mbokani Claude a démontré que suite à la mauvaise procédure d’enquête par les OPJ à Butembo, les preuves restent introuvables pour que justice soit rendue.
Le chercheur a démontré que la police judiciaire présente des limites pour suivre les faits criminels, surtout dans la procédure de trouver la vraie preuve lors des enquêtes. Ce qui fait que l’établissement des responsabilités entre victimes et présumés criminels pose problème. Il cite ici deux phénomènes types : d’abord le phénomène Kasuku, ensuite l’enlèvement des prêtres à Bunyuka.
“Dans beaucoup de cas de vol, on n’a pas su identifier les vrais auteurs des cas de vol parce que les services qui étaient habilités à mener des enquêtes n’avaient pas tous les moyens, tous les outils. Et là, j’ai analysé spécifiquement le phénomène Kasuku qu’on a connu dans la ville de Butembo, il y a quelques années et même jusqu’à aujourd’hui. À part ce phénomène que j’ai essayé d’analyser pour découvrir cette justice qui est en crise, j’ai aussi analysé une situation que nous avons connue, c’est l’enlèvement des prêtres. C’était à Buniyuka, mais les auteurs sont partis de la ville de Butembo et toute la procédure relative au suivi de ce dossier a été menée à Butembo. Pourquoi est-ce que jusqu’à aujourd’hui, il persiste un flou dans ce dossier : justice en crise”, a-t-il démontré.
L’impétrant propose la formation des OPJ et le renforcement de la mobilité des personnes chargées de ramener les preuves lors des enquêtes pour permettre aux juges de bien trancher les dossiers et surtout les faits criminels. L’abbé chercheur propose aussi l’amélioration des conditions de travail des OPJ.
“Que les biens saisis doivent être garés dans un endroit différent des établissements, même des instances judiciaires. Mais ces biens-là parfois sont utilisés. Certains magistrats s’achètent eux-mêmes le matériel pour travailler. Cela impacte négativement les résultats, justement, en termes d’enquête. Pas seulement cela, mais aussi, faute d’outils appropriés, il y a des décisions qui sont même rendues sur base seulement des aveux, parfois sur base de témoignages, et cela a aussi un impact même sur la détention de certains individus. Pour même les cas de vol, je parlais du phénomène Kasuku, il faut des laboratoires dans lesquels on peut analyser les ADN, ou même tous les outils qu’on a obtenus sur les lieux du crime”, a-t-il ajouté.
Il convient de noter que le président du jury, le professeur ordinaire Télesphore Malonga, a procédé, avec d’autres membres du jury, à l’évaluation et à la proclamation des résultats. L’impétrant Claude Mbokani a donc reçu la mention Grande distinction.

À part lui, Nathanaël Kombozi François et Bagalwa Bamas Marcel ont également présenté les résultats de leurs recherches. Ils ont reçu la mention Distinction. Pour boucler, tous les trois récipiendaires ont été déclarés chefs de travaux en Droit.
Dany Mweusi