Lubero : un ex-combattant raconte son vécu quotidien dans la communauté 

Après la vie dans le groupe armé, l’ex-combattant peut revivre en communauté comme civil sans difficulté. Cette assurance ressort d’un entretien avec Kombi Éphrem, ex-combattant qui a été récemment réinséré dans la communauté à travers le PDDRC-s. 

Dans un entretien qui nous a été accordé ce samedi 28 février 2026, Kombi Éphrem décrit avoir été bien accueilli dans la communauté et il vit en parfaite cohésion sociale avec d’autres habitants. Financièrement, il se débrouille tant bien que mal à partir de la boulangerie qu’il fait fonctionner grâce à la formation professionnelle qu’il a suivie via le PDDRC-s sous l’appui du projet Muda Wa Amani. Cet ex-combattant reste motivé pour sensibiliser d’autres combattants à déposer les armes en vue de contribuer à la pacification de la zone. 

Depuis que j’ai repris la vie civile, il n’y a pas de problème. La population nous a bien accueillis. À travers le métier que nous a appris au sein du PDDRC-s, nous vivons jusqu’ici très bien. Grâce au métier qu’on nous a appris et aux peu de moyens qu’on nous a donnés, nous nous intégrons progressivement dans la communauté. Jusqu’ici, entre nous et la communauté, il n’y a pas de problème. Il n’y a même pas de préjugés. Et de notre côté, nous sommes en train de sensibiliser nos collègues qui étaient restés en brousse. Et certains ont commencé à nous rejoindre dans la vie civile. Par exemple, personnellement, j’ai sensibilisé cinq ou six qui se sont rendus également. C’est pourquoi je demande à ceux qui restent encore en brousse de se rendre aussi. Qu’ils sachent qu’il n’y a rien qui peut les empêcher de reprendre la vie civile. S’ils décident de quitter la brousse, ils seront accueillis comme nous l’avons été”, a-t-il conscientisé. 

Il convient de noter que malgré la guerre, l’appel à la démobilisation des membres des groupes armés ayant pris illégalement des armes ou forcés d’entrer dans ces groupes continue d’être lancé. Parmi ceux qui se rendent, il y a même certains seigneurs de guerre qui acceptent de choisir la voie de la paix. 

Depuis la résurgence du M23 et l’activisme des ADF, plusieurs groupes armés se sont créés affirmant faire l’autodéfense. Pourtant certains se sont constitués en véritables ennemis de la population et du gouvernement.

Justin Kasembo

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