Butembo : le service urbain de l’économie met en garde contre la hausse injustifiée du prix de carburant 

Le chef du service urbain de l’Économie à Butembo réagit à la hausse du prix du carburant, une hausse dont, selon lui, ses soins ne sont pas auteurs. Adrien Mbalavahi invite les opérateurs économiques œuvrant dans le secteur pétrolier à prendre conscience et à savoir qu’ils n’ont aucune raison de hausser le prix d’un litre du carburant

Se confiant à la presse, ce samedi 7 mars 2026, Adrien Mbalavahi renseigne que toutes les stations des produits pétroliers ont une quantité suffisante pour servir la population. Ainsi, il insiste sur le fait que les opérateurs économiques doivent revenir au prix homologué par le ministère de l’Économie sous peine de subir des sanctions.

« La guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran ne peut jamais causer la hausse du produit pétrolier à ce moment ici présent. Parce que nous avons encore une quantité suffisante et personne ne peut dire que la guerre va continuer éternellement. Les éléments à notre disposition prouvent suffisamment qu’il n’y a aucune raison pour déjà assister à une hausse. Je veux vous dire, messieurs les journalistes, que nous avons retracé la déclaration de janvier jusqu’à hier. Il n’y a aucun changement. La quantité de carburant, il y en a partout. Que ce soit en ville de Butembo, que ce soit en ville de Beni, que ce soit dans les territoires, partout il y a du carburant. Et qu’est-ce qui peut justifier la fermeture, par exemple, des stations ? Parce qu’à Beni, hier, nous avons constaté que certaines stations ont fermé, soit disant qu’il n’y a pas de carburant. C’est faux ! Le carburant est là, parce qu’avant même de fermer, même s’il n’y a réellement pas de carburant, avant de fermer, la station a le devoir de nous informer », a-t-il déclaré. 

C’est depuis près de 4 jours que les nécessiteux du carburant constatent une flambée de prix de cette denrée au Nord-Kivu. Il varie entre 4 000 et 5 000 francs congolais chez les revendeurs « Kadafi ». Ces revendeurs présentent même un risque d’augmentation, sans en dire la raison. 

Pendant ce temps, à la pompe, le litre s’obtient à un bas prix que chez les revendeurs, mais différemment, selon chaque station. À la suite de cette situation, certaines stations ont arrêté l’offre. C’est le cas de la station Jerryson, près de la Sonas à Butembo. Aujourd’hui, la circulation des engins reste fluide, les conducteurs étant contraints de se conformer à cette réalité. Mais ce sont les taximen qui disent ne pas réaliser des revenus comme par le passé.

Patrick Kalungwana

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