Butembo : après son agression, Me Vianney Kanzira brise le silence et appelle à un éveil de conscience

Quelques jours après avoir été la cible d’une agression par un groupe de jeunes dans les enceintes de la paroisse de Kyavuyiri, Maître Vianney Kanzira est sorti de son mutisme. Lors d’un point de presse tenu ce mardi 10 mars 2026 à son cabinet de travail, situé sur le boulevard Président Joseph Kabila, l’auxiliaire de justice a tenu à fixer l’opinion sur les circonstances de cet incident. 

D’un ton serein mais ferme, l’avocat a souligné que l’épreuve qu’il a traversée est le reflet d’un risque auquel chaque citoyen peut être exposé. Il lance ainsi un appel pressant à la conscience collective, exhortant particulièrement la jeunesse à la retenue.

J’ai été victime d’une agression par des jeunes, visiblement manipulés, qui faisaient des choses qu’ils ne comprenaient pas, principalement par deux personnes, qui sont arrivées sur le lieu d’exécution d’un jugement, obtenu en bonne et due forme, et qui ont commencé à m’accuser, moi comme avocat, d’être l’auteur des faits d’exécution d’un jugement. Cela a déjà allumé les esprits de la population et de la jeunesse du coin, qui m’ont pris déjà pour une mauvaise personne. La deuxième personne, c’est celui qui défendait la partie qui a perdu le procès. Il a également fait croire à la population qu’un avocat pouvait empêcher l’exécution d’une décision de justice”, a-t-il fait savoir. 

Au-delà du récit des faits, Maître Vianney Kanzira a tenu à faire un rappel pédagogique essentiel sur l’exercice de sa profession. Il a déploré une confusion persistante dans l’esprit d’une partie de l’opinion : un avocat n’est pas un juge. En rappelant que sa mission est de défendre et non de trancher les litiges, il espère ainsi dissiper les malentendus qui nourrissent parfois l’hostilité envers les professionnels du droit. 

Pour rappel, Maître Muhindo Kanzira Jean-Marie Vianney a subi une agression, samedi 7 mars 2026 au quartier Mutiri, dans le cadre d’un conflit foncier. Les jeunes auteurs, dénombrés à presque 6, appartiennent à un groupe de pression entretenu par des politiciens, note le barreau du Nord-Kivu, organisation qui regroupe les avocats en province. Le corps judiciaire a donc demandé aux autorités d’activer tous les leviers à leur disposition pour mettre hors d’état de nuire ces malfaiteurs bien identifiés.

Ngunza Mapasa

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