Ituri : inquiétude à Babila-Babombi face à la multiplication de cachots illégaux

Des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo en fouille après l'attaque des miliciens contre leur position dans l'Est de la ville commerciale de Butembo, le dimanche 28 août 2022.

La population de la chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa, s’inquiète de la prolifération des cachots illégaux dans certaines positions occupées par des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des Wazalendo.

Selon l’organisation Action pour la protection et la défense des enfants et des femmes vulnérables (APDEF) de Mambasa, ces cachots servent à détenir arbitrairement des civils pendant plusieurs jours, parfois jusqu’à deux semaines, sans procédure judiciaire. 

Le coordonnateur territorial de l’APDEF, Ram’s Malikidogo, affirme que les victimes subissent des mauvais traitements et sont contraintes de payer des amendes pour être libérées. Face à cette situation, l’APDEF appelle les autorités à fermer ces cachots illégaux et à sanctionner leurs responsables afin de protéger la population civile.

Avant que les civils soient mis au cachot, ils subissent des coups de torture. Pour être libéré, il faudrait payer une amende exorbitante. Et si vous allez manquer l’amende qu’on vous a taxée, vous risquez même de faire 14 jours dans le cachot en train d’être torturé. Et ce qui est grave, c’est que certains délinquants militaires sont arrêtés et placés au même endroit que les civils. Même certains délinquants des Wazalendo sont toujours arrêtés et mis au cachot, avec même certains enfants mineurs, ce qui est vraiment hors la loi congolaise. C’est ici que nous lançons vraiment une alerte aux autorités compétentes pour qu’elles puissent mener les enquêtes et que ces auteurs qui sont en train d’organiser ces cachots illégaux, qui arrêtent arbitrairement les civils, qu’ils soient déférés devant la justice et qu’ils répondent à leurs actes”, a-t-il exigé. 

Il convient de préciser que nos efforts pour entrer en contact avec les autorités militaires compétentes n’ont pas abouti.

Aristote Sabuni

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