Lubero : le “Salongo” transformé en corvée pour des habitants de Mabambi 

Le Salongo dans la localité de Mabambi, groupement Muhoha, en chefferie des Baswagha, s’affiche de plus en plus comme une corvée et une transformation pour la survie des agents de l’État. En lieu et place d’entretenir les espaces publics, les éléments des FARDC et de la PNC contraignent les hommes à confectionner les cabanes militaires et à effectuer d’autres travaux au bénéfice de ces forces loyalistes

Des habitants de Mabambi ont témoigné de ces faits à RADIOMOTO.NET ce samedi 11 avril 2026. Même si les travaux communautaires se déroulent dans le village, des arrestations arbitraires sont opérées au grand dam de la population. Il faut, dans ce cas, des amendes pour libérer les personnes arrêtées, affirment nos sources. Elles disent condamner ces abus qui touchent aussi les élèves garçons et les hommes du 3ᵉ âge. 

Selon eux, le vendredi 10 avril 2026 a figuré parmi les jours tristes pour les habitants. 

Des personnes ont été arrêtées par le commandant de la police, en collaboration avec le chef de localité, sous prétexte qu’elles n’avaient pas participé au salongo hebdomadaire. Parmi ces personnes arrêtées figurent des élèves, des vieillards et une personne vivant avec handicap. Nous condamnons ces abus de violation des droits des enfants et des personnes vivant avec handicap. En essayant de comparer le contrôle territorial de la zone actuelle, nous sommes étonnés et il y a lieu de se demander le vrai rôle de la police qui exige des cautions, alors que les miliciens qui occupaient cette zone n’avaient jamais exigé de cautions de ce genre. Parmi ces personnes arrêtées, certaines ont été libérées après paiement d’une caution ou même hypothèque de téléphone, sauf la personne vivant avec handicap libérée sans aucune condition. Nous condamnons cette pratique”, a dénoncé un habitant de Mabambi. 

Radio Moto Butembo-Beni a tenté de joindre les responsables de la Police nationale congolaise (PNC) pointés dans ces abus. Nos efforts n’ont pas encore obtenu gain de cause.

Patrick Kalungwana

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