Nord-Kivu : la société civile exige un renforcement des capacités de l’armée face à la guerre

 S’assumer comme un État souverain en renforçant la capacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité. C’est la recommandation que rappellent les forces vives du Nord-Kivu au gouvernement de la République démocratique du Congo en vue de la protection de l’intégrité du territoire national. Elle a été émise vendredi 17 avril 2026 en localité de Musienene, après une rencontre qui a réuni les coordinations de la société civile, forces vives de Beni-ville, Beni territoire, Butembo, Lubero, Nyiragongo, Walikale, Rutshuru et Masisi. 

Dans le cadre d’assurer sa responsivité, le gouvernement devrait aussi éviter de signer des accords qui consacrent l’impunité et renforcer des mesures d’encadrement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP-Wazalendo), plaide la population du Nord-Kivu au travers de ses représentants. La déclaration contenant ces plaidoyers a été lue par Maître Paluku Kavota Pépin, président de la Coordination de la société civile en ville de Beni.

Au gouvernement de la République démocratique du Congo, de renforcer les mesures d’encadrement des VDP Wazalendo et de matérialiser les processus de la Réserve armée de la défense (RAD), d’associer la société civile dans l’évaluation des opérations conjointes FARDC-UPDF, pour capitaliser la contribution des forces vives dans l’efficacité desdites opérations, de mobiliser les fonds pour l’assistance humanitaire aux déplacés de guerre se trouvant dans les zones sous administration du gouvernement congolais au Nord-Kivu, d’accorder l’allègement fiscal aux opérateurs économiques du Nord-Kivu. Au gouvernement provincial du Nord-Kivu, de supprimer des barrières illégales et de réglementer les services habilités commis à celles légales”, a-t-il restitué. 

D’autres pistes de solution pour la paix en RDC ont été adressées à l’Organisation des Nations unies (ONU), à l’Union africaine et à la Cour pénale internationale (CPI). En résumé, les forces vives souhaitent qu’elles interviennent en assistance pour faire appliquer toutes les résolutions sur la paix au pays. 

La société civile a tenu urgemment sa rencontre de Musienene, après avoir observé que la situation sécuritaire, humanitaire et socio-économique continue de se dégrader. Ce, à la suite de l’activisme du M23/AFC, du phénomène ADF, des conflits de pouvoir et fonciers ainsi que de la criminalité dans plusieurs entités du Nord-Kivu.

Patrick Kalungwana

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