Nord-Kivu : le gouvernement provincial appelle le SYNECAT/Bungulu à mettre fin à sa grève 

Le mouvement de grève déclenché par les enseignants membres du Syndicat des enseignants des écoles catholiques (SYNECAT/Bungulu) a été au menu d’une rencontre tenue ce mardi 21 avril 2026 à Beni, capitale provisoire provinciale du Nord-Kivu. Elle a été présidée par Prisca Luanda Kamala, coordonnatrice principale du gouvernorat militaire du Nord-Kivu, en charge de l’éducation. 

Les représentants des enseignants grévistes, des parents, des élèves et des autorités scolaires ont pris part à cette rencontre. Au sortir de cette dernière, Prisca Kamala a indiqué à la presse qu’il fallait étudier les causes dans leur profondeur ainsi avoir une même information quant à ce. Elle a rassuré que le gouvernement provincial fait ce qu’il peut, dans la limite de ses compétences, afin de trouver une solution à la revendication des enseignants. 

La chargée de l’éducation au Nord-Kivu a toutefois rappelé qu’au nom de la séparation des pouvoirs, l’exécutif provincial ne saurait interférer dans une affaire judiciaire. Elle demandait ainsi aux enseignants de reprendre le chemin de l’école en attendant l’issue des démarches déjà lancées.

“Il était question pour nous de voir l’évolution de ce dossier, bien que, comme vous le savez, il y a la séparation des pouvoirs, donc le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Il y a le dossier à notre niveau que nous sommes en train de suivre, mais il y a aussi le côté de la justice qui est en train de faire son travail. Il était question pour nous que nous puissions échanger certaines informations et nous rassurer que nous avons une même information pour que les enfants puissent reprendre le chemin de l’école. Et je sais qu’après cette réunion, il y a le feedback qui sera donné aux enseignants qui n’étaient pas ici avec nous, donc ils vont faire la restitution auprès de ces enseignants pour qu’ils puissent reprendre le chemin de l’école cette semaine”, a-t-elle déclaré. 

Ces enseignants exigent la libération de deux de leurs condamnés et incarcérés dans la prison de Kangbayi pour torture. Selon les sources en sous-division de Bulongo où s’était produit l’incident, un enfant, apprenant, était décédé de cette torture.   

Stanley Muhindo

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