Butembo : constat d’une reprise progressive des cours sur fond de persistance de la grève du SYECO
Lors d’une ronde effectuée par l’équipe de reportage de RADIOMOTO.NET, nous avons observé des enseignants devant leurs tableaux noirs, craie blanche à la main. Pourtant, ce retour en classe ne signifie pas la fin des revendications.
Sous le sceau de l’anonymat, un enseignant explique ce paradoxe : pour certains, c’est la pression et les menaces de la hiérarchie qui dictent ce retour au travail ; pour d’autres, c’est la conscience parentale qui l’emporte afin de sauver une année scolaire déjà fragilisée.
“Si nous sommes là, c’est à cause des pressions des autorités. Les autorités nous ont vraiment mis sous pression. Alors, nous sommes là pour sauvegarder notre poste, je peux dire cela. Et ensuite, nous tendons vers la fin de l’année. Nous enseignons pour que nous terminions le programme. Vraiment, l’année prochaine, il faut qu’on améliore. Un enseignant, terminé 52 jours sans être payé, est-ce que c’est normal ?”, s’est-il interrogé.
Il convient de rappeler que ce mouvement de débrayage a été déclenché pour exiger la régularisation des salaires, la mise à la retraite honorable des enseignants seniors et l’amélioration globale des conditions sociales, des dossiers qui restent pour l’instant en suspens sur la table du gouvernement congolais.
Ngunza Mapasa