Beni : la société civile de Baswagha-Lubena suggère un plan local de sécurité pour contrer l’ennemi
La société civile de Baswagha Lubena, en secteur de Beni-Mabau dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, salue les efforts des services de défense et de sécurité actifs dans la zone qui ont su limiter les incursions armées dans les localités de Cantine et de Mabalako. La structure citoyenne déplore cependant certains dérapages de la part des éléments de force de l’ordre et de sécurité. D’où elle exige la mise en place d’un plan local de sécurité participatif.
Au cours d’une réunion tenue vendredi 24 avril 2026 à Cantine, les composantes de la société civile de Baswagha-Lubena ont passé en revue la situation sécuritaire qui a prévalu les 3 premières semaines de ce mois d’avril.
Selon le compte rendu de la rencontre, la société civile affirme avoir documenté 5 cas d’insécurité, dont l’assassinat du jeune Ekoka Kitoko, le 8 avril 2026. Reconnaissant les efforts des services de sécurité qui ont su limiter les incursions armées, la structure citoyenne déplore néanmoins, les dérapages de la part de certains éléments de ces services de sécurité, notamment lors de patrouilles nocturnes.
Les patrouilleurs sont accusés de rançonner, d’extorquer les biens de la paisible population, de transformer les interpellations en arrangements privés et conditionner la libération des personnes gardées à vue par le paiement des sommes d’argent. Des pratiques qui compromettent le mariage civilo-militaire, note la société civile de Baswagha-Lubena.
L’organisation citoyenne formule plusieurs recommandions, notamment le renforcement de la discipline au sein des hommes des troupes afin qu’ils assument convenablement leur mission dans le strict respect des droits humains, la mise en place d’un plan local de sécurité participatif, des sanctions disciplinaires à l’endroit des éléments auteurs des abus documentés, la présentation des comptes rendus des réunions de sécurité, pour ne citer que ces recommandations.
Joëlle Mwengevalwahi