Supervision des épreuves certificatives menacées au Nord-Kivu II : le député Simisi Obed appelle à décanter la situation des inspecteurs
Le député national Simisi Obed porte haut la voix des inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II qui ont annoncé le boycott de la supervision des épreuves certificatives de l’édition 2026. Choqué par la décision de ces acteurs de l’éducation, celle de ne pas intervenir lors des épreuves certificatives, l’élu de Lubero appelle le ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté à agir urgemment pour éviter le pire.
Au cours de la séance plénière de mardi 28 avril 2026, le député national Simisi a, dans son intervention, fait écho de la situation qui prévaut en province éducationnelle Nord-Kivu 2 où, faute de non-paiement en totalité de leurs primes d’intervention lors des épreuves certificatives de l’année scolaire 2025, les inspecteurs disent ne pas être prêts à superviser les épreuves de la session 2026.
L’élu de Lubero a rappelé que le contexte de la province du Nord-Kivu fait que, selon lui, pendant les épreuves, les inspecteurs sont confrontés à plusieurs défis liés à leur mission.
“Faute de la prise en charge de paiement total des indemnités de la session 2025 de primes pour fonctions spéciales et à la certitude de la prise en charge de la session 2026, les inspecteurs et les agents de l’IPP Nord-Kivu II sont en train de prévenir de la compromission actuelle du bon déroulement de la session en cours, prévue pour le 4 mai courant”, a-t-il alerté.
Le députe national Obed Simisi redoute de la crédibilité des épreuves supervisées par des personnes démotivées. Il a, à l’occasion, appelé le ministre de tutelle à agir dans l’urgence pour que les épreuves certificatives se passent dans les meilleures conditions.
“Et soyez-en sûrs, un personnel démotivé et indécemment payé ne saurait garantir l’intégrité, la transparence et la sécurité de l’examen de temps. Honorable Président, ces inspecteurs seront gré, surtout à l’excellence madame le ministre de l’Éducation, de considérer l’intérêt supérieur des milliers de jeunes espoirs du pays à réagir avec diligence dans le sens d’épargner le système d’évaluation nationale de toutes éventuelles débâcles”, a-t-il plaidé.
En réaction, le président de la chambre basse du parlement congolais a promis saisir le ministre de tutelle à travers une correspondance. Les inspecteurs membres du Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) en province éducationnelle Nord-Kivu II ont annoncé le boycott de la supervision des épreuves certificatives. Ils accusent le gouvernement de n’avoir pas pris en charge en totalité leurs prestations durant les preuves de 2025. Les épreuves concernées par ce boycott sont entre autres le TENASOSP, l’ENAFEP, le JUNACYC et l’EXETAT.
Joëlle Mwengevalwahi