Ituri : terreur au lendemain d’une attaque meurtrière à Biakato 

À Biakato, dans le territoire de Mambasa, la peur et la désolation ont remplacé l’ambiance habituelle au lendemain de l’attaque des rebelles ADF ayant coûté la vie à une dizaine de civils au bloc Lalia. Ce vendredi 8 mai, toutes les activités sont restées paralysées, écoles fermées, les habitants étant encore sous le choc. Seuls les élèves finalistes ont brisé la peur et ont pu accéder aux centres d’examen d’État, indiquent les sources sur place.

Selon Ibrahim Mutokambali, journaliste local joint sur place, les activités socio-économiques et scolaires sont suspendues au chef-lieu de la chefferie des Babila-Babombi, une entité marquée par la psychose. 

“Seuls les finalistes ont été visibles au centre de l’examen d’État pour la suite des épreuves préliminaires”, témoigne-t-il. 

De son côté, le sous-PROVED de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de Mambasa 2, Michel Upinio Nesepango, affirme que les cours ont été suspendus vendredi et samedi dans les écoles du centre scolaire de Biakato, en signe de deuil et par mesure de sécurité après cette incursion rebelle. Il précise que les activités scolaires devraient reprendre lundi prochain, selon l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain. 

Les rebelles ADF ont attaqué jeudi 7 mai le bloc Lalia, dans la localité de Biakato, où une dizaine de civils ont été tués. Après cette attaque, les assaillants auraient pris la direction de Kawame, à l’est de Biakato, où un civil a été blessé par balle ce vendredi matin, indiquent les sources de la société civile locale.

Jonas Aristote Sabuni

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