Ebola en RDC : l’expert en communication Déogratias Siku appelle à stopper les rumeurs pour sauver des vies 

En cette période d’épidémie, la rumeur doit être combattue autant que la maladie elle-même. C’est le conseil d’un expert en communication durant les épidémies. Il s’est confié à RADIOMOTO.NET ce dimanche 24 mai 2026. 

Kakule Siku Déogratias dit avoir observé lors des épidémies, la prolifération d’informations qui, souvent, la plupart ne sont pas conformes à la vérité. C’est ainsi qu’il invite la population à ne faire confiance qu’aux sources et canaux habilités à communiquer à ce moment. Déogratias Siku cite par exemple, les radios, les leaders religieux et les autorités de santé.

« Actuellement, nous avons observé que les rumeurs et les fausses informations sur cette épidémie d’Ebola ont surtout été véhiculées par des narratifs sans fondement scientifique et des images ou des vidéos sorties de leur contexte, des chiffres manipulés qui peuvent désorienter l’opinion publique. Donc, j’invite à la prudence. En partageant les vidéos, en partageant une capture d’écran, un son ou un chiffre, rassurez-vous que la personne qui vous a partagé cette information l’a tirée d’une source crédible« , a-t-il insisté.

Il attire l’attention de tous sur la rumeur qui est aussi dangereuse que la maladie elle-même. Il s’appuie sur les expériences du passé où certaines personnes sont mortes à cause de la rumeur. Et donc, de la manière dont on s’appropriera les mesures d’hygiène pour lutter contre Ebola, de cette même manière il faut s’abstenir de partager un message sans source sûre pour ne pas compromettre les interventions de lutte contre la maladie. 

« Je dirais que les rumeurs et les fausses informations sur Ebola sont plus dangereuses qu’Ebola en tant que maladie elle-même. Voilà pourquoi nous encourageons que la lutte contre les rumeurs soit considérée comme l’une des actions cruciales dans toutes les interventions de santé publique, au niveau individuel et aussi au niveau communautaire. Donc de la même manière que je me laverai les mains ou que je vais éviter de toucher des objets contaminés ou une personne qui a développé les signes, de la même manière je vais éviter de partager les fausses informations sur Ebola », a-t-il conseillé.

Le consultant, chercheur et enseignant croit que les précédentes épidémies vont servir de leçon aux habitants et que cette nouvelle épidémie sera vite éradiquée. 

Il convient de noter qu’aujourd’hui l’Organisation mondiale de la santé (OMS) parle de plus de 200 décès sur près de 900 cas suspects et confirmés. Selon cette organisation, le variant Bundibugyo, responsable de cette vague, présente une forte létalité. 

Stanley Muhindo

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