RDC : le DG de l’OMS à Kinshasa dans une mission de riposte contre Ebola
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est arrivé, le soir du jeudi 28 mai 2026, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a atterri sur le sol congolais dans une démarche de stopper la maladie à virus Ebola.
« Même si la situation est complexe, je pense qu’on peut arrêter cette chose », a rassuré Tedros devant la presse à sa descente de l’avion, ajoutant que faire ce déplacement en RDC, c’est pour « constater la situation sur place et apporter un soutien ».
Le patron de la santé au monde a laissé entendre que les équipes de l’OMS resteront aux côtés de la population congolaise pendant ce moment critique de l’épidémie, même après l’épidémie.
« Je suis ici pour renforcer la riposte menée par le gouvernement », a-t-il déclaré devant la presse à Kinshasa.
Le directeur général est accompagné du directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le docteur Mohammed Janabi, ainsi que du directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’OMS, le docteur Chikwe Ihekweazu.
Le chef de l’OMS s’est rendu ce vendredi en Ituri, province du Nord-Est congolais et épicentre de l’épidémie, qui a déjà tué 246 personnes sur plus de 1 000 cas suspects enregistrés, selon des bilans officiels encore probablement sous-estimés. Selon le communiqué de l’OMS, le directeur général rencontrera les équipes de riposte, les partenaires ainsi que les communautés affectées, afin d’évaluer les besoins opérationnels, de renforcer la coordination des interventions et de mobiliser un soutien accru pour contenir l’épidémie.
Une délégation composée du ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, et du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a effectué un séjour à Bunia le 28 mai pour coordonner la riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola.
La RDC a déclaré le 15 mai une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola, la 17ᵉ, qui est déjà présente dans trois provinces congolaises ainsi qu’en Ouganda voisin, où sept infections confirmées, dont une mortelle, ont été recensées.
Jeudi, l’OMS a annoncé que ses groupes consultatifs avaient recommandé des essais cliniques pour plusieurs vaccins et traitements potentiellement efficaces contre la souche Bundibugyo.
Georges Lomba, stagiaire académique