« Ville morte » ce mercredi en RDC : tolérance zéro pour les fonctionnaires absents
Alors que l’opposition congolaise dit maintenir la journée ville-morte sur l’ensemble du territoire national de la RDC, le ministre de la Fonction publique met en garde les agents et fonctionnaires de l’État qui s’abstiendraient de se présenter à leur poste de travail ce mercredi 3 juin 2026 en raison de l’opération « ville-morte ».
La journée a été décrétée par l’opposition à Kinshasa. Dans une note de service datée du 1ᵉʳ juin, le ministre Jean-Pierre Lihau rappelle que l’administration publique est tenue à un strict devoir de neutralité politique. Il souligne que la présence effective au poste de travail constitue une obligation fondamentale pour tout agent public.
Pour le secrétaire général et président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, Augustin Kabuya, a, dimanche dernier, rejeté l’initiative de l’opposition. Cependant, il appelle la population à vaquer normalement à ses occupations.
Pourtant, les opposants comme Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et les autres lancent des messages de mobilisation au peuple congolais pour observer une journée ville-morte ce mercredi. Une journée, selon eux, qui vise à faire échec au changement constitutionnel et avorté le projet sur le référendum qui est déjà sur la table de l’Assemblée nationale.
L’opposition congolaise craint que la révision ou le changement constitutionnel vise à accorder un troisième mandat au président Tshisekedi et puisse favoriser la balkanisation du pays. Tandis que le parti au pouvoir justifie que la Constitution contient beaucoup de pièges.
Toutefois, les débats politiques battent records, alors qu’une partie majeure de l’Est de la République démocratique du Congo est sous occupation de l’AFC/M23 et les ADF qui intensifient les attaques contre les civils dans les régions de Beni, Lubero au Nord-Kivu et en territoires de Mambasa et Djugu en Ituri.
Georges Lomba, stagiaire académique