Changement constitutionnel : Jean-Baptiste Kasekwa mobilise les congolais pour la journée ville morte le 3 juin 2026

Changement ou révision de constitution en RDC, Jean-Baptiste Kasekwa, député honoraire de 2018, appelle le peuple congolais à s’approprier la journée ville morte du 3 juin 2026. Cette journée organisée par la coalition Article 64, une plateforme de l’opposition, vise à empêcher les membres de l’union sacrée de changer la constitution dans le but de donner un troisième mandat à Félix Tshisekedi.

Pour Jean-Baptiste Kasekwa, ce projet de la majorité au pouvoir est plus dangereux qu’il peut mener le pays à la balkanisation au regard de l’occupation du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par le mouvement du M23. C’est pourquoi ce membre de l’ECIDE de Martin Fayulu laisse ce combat entre les mains de la population pour préserver l’unité nationale.

“Par cette journée ville morte, nous montrons à Félix Tshisekedi, à tous ses députés, à la communauté internationale que nous sommes contre ce projet-là.  Parce que ce projet a beaucoup de conséquences. D’abord, si Tshisekedi réussit à promulguer sa constitution d’ici novembre 2026 tel qu’il le prévoit, les gens du M23 qui sont à Goma et Bukavu vont aussi dire qu’ils ne reconnaissent pas cette constitution-là. Eux vont rester avec l’ancienne constitution, mais eux aussi disent qu’ils veulent instituer le fédéralisme.  Donc, ils vont aussi passer à rédiger leur constitution. Ensuite, que deviennent les processus de paix de Doha et de Washington ? Surtout celui de Doha dont les protocoles sont rédigés conformément à la constitution en vigueur, s’interroge l’opposant Kasekwa.

Tout en interpellant les députés nationaux, Jean-Baptiste Kasekwa demande à chaque citoyen de bien prendre soin d’appeler les députés au téléphone et de leur interdire de changer la constitution.

“Nous appelons la population à s’approprier ce combat. En 2015-2016, Kabila avait un tel projet et la population s’est mobilisée pour et a mis son projet en échec. C’est ce qui a conduit aux élections de 2028, malheureusement il y a eu un coup d’État. Mais, quand même, il y eut une alternance : Kabila a été mis de côté. De la même manière, aujourd’hui nous ne pouvons pas laisser Tshisekedi vouloir devenir Tshisekedi Seseseko, comme nous pouvons le dire. Que le peuple s’approprie ce combat. Ce n’est pas le combat de Sesanga, de Kasekwa, de Fayulu, de Katumbi ou de qui que ce soit. C’est un combat du peuple congolais, insiste ce cadre de l’ECIDE.  

Vers la fin du mois de mai 2026, une loi référendaire a été déposée à l’Assemblée nationale pour examen. Ce jour-là, les députés de l’opposition avaient quitté l’hémicycle ne voulant pas, selon eux, comploter contre le peuple congolais.  

Jean-Pierre Kilumbiro

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