Massacres dans l’Est : l’ONG Badilika fustige le silence du gouvernement face aux ADF 

Les massacres et les enlèvements des civils, les incendies des maisons et autres abus commis par les présumés rebelles ADF contre la population civile des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. L’organisation non gouvernementale « Badilika » s’insurge contre ce silence accru de Kinshasa. La structure de défense des droits de l’homme demande aux autorités de Kinshasa de quitter leur sommeil car ce sont des vies de nos compatriotes qui sont fauchées dans ce silence. 

L’ONG “Badilika” monte au créneau pour dénoncer la recrudescence  des massacres des civils dans les territoires de Lubero, Beni, Irumu et Mambasa. Patrick Nguka, coordonnateur de cette structure des droits humains, déplore le silence du gouvernement central face aux massacres des civils par les terroristes de l’ADF.  

« Il est très regrettable que nous soyons en train d’enregistrer une série de massacres contre la population civile dans les territoires de Beni, Lubero et Irumu.  La population est visiblement abandonnée. Le gouvernement congolais laisse cette population entre les mains des ADF. Ceux-ci tuent chaque jour, pillent les biens et les vies de populations qui sont fauchées », a-t-il déploré. 

Pour Patrick Nguka, cette question doit être débattue à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. 

« La question n’est pas de faire un débat superficiel, mais plutôt une question qui doit attirer l’attention et être prise en considération par le gouvernement. Cette question doit aussi faire l’objet de débats à l’Assemblée nationale. Parce que nous constatons que les députés sont muets et c’est la population qui paie le prix », a-t-il insisté. 

Ce défenseur des droits humains interpelle aussi la communauté internationale vu que le recrutement des ADF se fait dans les pays du Grand Lacs, dont le Burundi, la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda. 

« Nous avons des informations  que ces terroristes ne sont pas composés seulement de Congolais. Il y a des personnes recrutées en Tanzanie, en Ouganda, au Burundi, au Rwanda et partout ailleurs. Donc cette question doit être aussi traitée au niveau international. C’est pourquoi nous demandons au Conseil des Nations unies d’en faire l’objet de discussions et de prendre des mesures très sévères pour mettre fin à ce phénomène ADF », estime-t-il.   

L’ONG Badilika est une structure des droits de l’homme active en République démocratique du Congo ayant son siège social au Nord-Kivu.               

Moses Mumbere

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