Beni : la RN4 et le PNVi transformés en voies d’infiltration des ADF, alertent des activistes
Dans le secteur Ruwenzori, en territoire de Beni, les défenseurs des droits humains dénoncent l’usage de la route nationale numéro 4 et du Parc national des Virunga (PNVi) comme voies d’infiltration des rebelles de l’ADF vers Rughetsi, Masambo et Ighaviro. Face à ce risque, la protection civile appelle à renforcer l’alerte précoce, tandis que la société civile exige des patrouilles mixtes FARDC-UPDF sur l’axe Beni-Kasindi.
Selon Maître Merveille Sikwaya, défenseur des droits humains, ces localités sont particulièrement exposées aux traversées de l’ennemi et aux mouvements suspects. « L’ADF utilise la RN4 et le parc national des Virunga comme couloirs pour contourner les positions militaires et surprendre les civils », prévient-il.
“Les populations qui sévissent dans les villages de Rugeti, Masambo, Kotongo Iyaviro, mais aussi celles qui sont riveraines du Parc national des Virunga sur la RN4, qui sont en train de se voir exposées aux traversées de l’ennemi, aux mouvements suspects, et c’est le même passage que l’ennemi a dû utiliser l’autrefois lorsque cette zone était insécurisée”, a-t-il alerté.
Pour faire face à cette menace, le point focal de la protection civile à Masambo, Janvier Kasereka Katsape, appelle la communauté à intensifier le système d’alerte précoce.
“Dans le contexte actuel, tout le monde est censé être très vigilant dans la multiplication des systèmes de surveillance et d’alerte précoce”, a-t-il insisté.
Les acteurs de la société civile plaident également pour le renforcement des patrouilles mixtes FARDC-UPDF sur l’axe Beni-Kasindi et pour l’installation de positions avancées à Rughetsi et Ighaviro, deux zones jugées stratégiques.
Romulus Nzalumbo