Butembo : aucune suite favorable pour l’ACE2 à l’issue de l’audience de ce lundi 8 juin face à ENK au Tricom

Le procès opposant l’Association des consommateurs de l’eau et de l’électricité, ACE2 à la société Energie du Nord-Kivu,ENK, a repris ce lundi 8 juin 2026 au tribunal de commerce de Butembo. A l’audience du jour, aucun débat n’a été engagé par respect de procédure judiciaire.

A l’entame, la partie défenderesse a fait observer que Monsieur James Vanhoutte, responsable de ENK, résident à Kinshasa, n’a pas été saisi régulièrement par le tribunal. Pour preuve, l’exploit de sa saisine dont dispose le tribunal est une copie à laquelle personne ne peut accorder son crédit. C’est pourquoi, la partie défenderesse a demandé au tribunal de se déclarer non saisi. Malgré les tentatives de persuasion de la partie plaignante demandant au tribunal d’ouvrir le débat, le président du tribunal a renvoyé la cause au 13 juillet 2026. Question d’attendre que James Vanhoutte soit saisi régulièrement. Pour Maître Mathe Daniel, membre du conseil de l’association des consommateurs de l’eau et de l’électricité, rien n’est encore perdu. Le combat que l’ACE2 a engagé est noble et les fruits de cette lutte soulageront toute la population de l’escroquerie de ENK.

« La réalité de ce que nous reprochons à la société ENK, c’est qu’elle perçoit des frais de maintenance conditionnés à des services qui ne sont pas véritablement rendus. L’argent est perçu chaque mois auprès des abonnés mais le service n’est pas rendu. La justification n’est pas assez claire. Pour cela, nous estimons qu’il y a escroquerie. Les abonnés sont escroqués et cela doit prendre fin. En matière pénale, les décisions ont force de chose jugée. « Une fois le tribunal décidera et que l’élément de fait d’escroquerie est retenu et que la personne poursuivie est condamnée, cette décision sera obligatoire et s’imposera à tous », a démontré l’avocat.

Il faut dire que l’ACE2 affirme que les frais payés par les abonnés de ENK au motif de maintenance et location compteur ne constituent qu’une pure escroquerie par le fait que ces frais vont à l’encontre de la loi. En conséquence, ils doivent être purement et simplement annulés.

Jean-Pierre Kilumbiro  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *