Nord-Kivu : le commerce ambulant, un gagne-pain pour plusieurs familles à Butembo
Caption here (Zita Amwanga, GPJ Democratic Republic of Congo)
En cette période de crise économique due à l’insécurité dans la région de Beni Lubero, certaines mères de familles n’ont pas baissé les bras pour nourrir leurs enfants. Elles s’occupent du commerce ambulant des produits de première nécessité. C’est entre autres, la vente des ananas, des avocats, des épices, des bananes, des tomates, des arachides.
Ce samedi 20 juin 2026, RADIOMOTO.NET a rencontré Kahindo Pendeza Zawadi, vendeuse de la tomate. Devant son étalage, cette femme témoigne qu’elle subvient aux besoins de sa famille grâce au bénéfice de son commerce. Elle encourage d’autres mamans qui sont au chômage à entreprendre dans les petits commerces pour épauler leurs maris.
« Je vends les tomates. Depuis que j’avais commencé cette activité, j’avais le capital de 15 000 francs. Je vois que ça évolue très bien. Et le capital monte. Nous avons des difficultés que nous retrouvons avec la vente des tomates. Les tomates pourrissent. Cette activité m’aide beaucoup pour payer les frais scolaires des enfants, par exemple. Les mamans qui restent à la maison, sans rien faire, je les encourage à travailler. Même vendre les tomates, c’est un beau travail. Je les encourage à travailler. Même vendre les tomates, c’est un beau travail », a-t-elle témoigné.
Les jeunes filles aussi ne sont pas en reste dans la débrouillardise. Mademoiselle Pascaline vend des ananas pelés. Elle passe d’une avenue à l’autre à la recherche de preneurs. Sur l’avenue Lubero où nous l’avons croisée, elle a raconté qu’elle a démarré son commerce avec un capital de 5000 FC. Malgré certains défis liés à son travail, elle témoigne qu’elle en tire profit. Elle invite les autres jeunes filles à se débarrasser de la honte.
« Je viens de terminer six mois en effectuant ce travail. Je suis revendeuse des ananas. J’avais commencé avec une somme de 5 000 francs. Ça m’aide beaucoup, comme payer le lait de beauté, mes habits… Je ne peux pas demander aux parents. J’estime que dans ces six mois que je fais, j’ai un montant de 50 000 francs. Ceux qui restent à la maison, il ne faut pas minimiser le travail. Il n’y a pas de travail que tu peux trouver en restant à la maison. Il faut travailler », a-t-elle témoigné.
Il convient de noter que l’insécurité qui sévit dans la partie Est de la République démocratique du Congo impacte négativement la situation socio-économique des habitants. Nombreux sont ceux qui vivaient de l’agriculture et n’ont plus accès à leurs champs faute de sécurité. Pour contourner cette situation, certains préfèrent entreprendre pour subvenir aux besoins primaires.
Rosselat Mwanampenzi, stagiaire