Lubero : deux ans après les attaques ADF à Kyanganda, les rescapés plaident pour une assistance
21 juin 2024-21 juin 2026. Cela fait exactement deux ans depuis les massacres de civils à Kyanganda, un village situé à environ 7 km au Nord d’est de Njiapanda en groupement Manzia, chefferie de Baswagha, territoire de Lubero. Abordé ce dimanche 21 juin 2026 à l’occasion de ce triste anniversaire, le porte-parole des rescapés de massacres des ADF à Kyanganda salue quand même une accalmie qui s’observe actuellement dans la zone. Il plaide au même moment pour l’assistance des familles de victimes.
Deux ans après aujourd’hui, une quarantaine de ménages ayant regagné leurs bercails vivent à Kyanganda. Aimé Sivanzire porte-parole des rescapés, salue la restauration de l’autorité de l’état dans ce village garce aux efforts de l’armée loyaliste et les patriotes Wazalendo. Il plaide néanmoins pour la prise en charge des blessés et rescapés de ce massacre de Kyanganda car jusqu’à l’heure aucune ONG humanitaire moins encore le gouvernement congolais n’ait venu à la rescousse de ces pauvres citoyens.
“Voici deux ans que nous avons subi un désastre dans le village de Kyanganda ou les ADF aivaient massacrés des civils : hommes, femmes ainsi que beaucoup des maisons ont été incendiées des écoles, des églises, des centres de santé ont été saccagés. Nous les rescapés de massacres nous remercions les FARDC et les Wazlendo qui nous ont ramené une acalmie. Avec cette accalmie la vie commence à reprendre son rythme normal. Nous demandons aux FARDC et aux Wazalendo de pérenniser cette accalmie. Nous demandons aussi au gouvernement de nous venir en aide au village de Kyanganda car depuis deux ans il n’y a jamais eu d’assistance de la part du gouvernement non plus des ONG” a-t-ilindiqué.
Les rescapés de cet incident malheureux, se rappellent que c’était un vendredi 21 juin 2024 dans les après-midi lorsqu’un groupe de porteurs d’armes avaient signé leur incursion dans ce village. Ces présumés ADF qui se faisaient passer pour des protecteurs des civils avaient rassemblé la population civile au centre commercial avant de commencer à les exécuter.
Ce jour-là, plus de 60 civils avaient été sauvagement tués, plusieurs biens de valeurs calcinés ainsi que plus de 60 habitations dont des églises, des écoles et des structures sanitaires avaient été complètement vandalisés par les assaillants. Les rescapés avaient fui les uns à Njiapanda et les autres à Butembo. Jusqu’à l’heure, les écoles qui ont été délocalisées suite à cette attaque rebelle fonctionnent à Njiapanda.
A part les soixantaines des personnes massacrées à Kyanganda quatre autre civils avaient été enlevé sont jusqu’aujourd’hui.
Augustin Kasigha