Beni : un militaire poursuivi pour assassinat, comparaît à Bulongo
Un procès public en flagrance s’est ouvert ce vendredi 26 juin 2026 au bureau de la commune de Bulongo, dans le territoire de Beni, au lendemain de l’assassinat par balle de Kambale Katsuva Rodrigue, un habitant de la place.
Devant le tribunal militaire de garnison de Beni et une foule nombreuse, le militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) poursuivi pour la cause a reconnu les faits d’assassinat, vol et extorsion. Le tribunal a renvoyé l’affaire au samedi 27 juin à 8 heures pour la suite de l’instruction.
Selon les autorités locales, l’audience foraine vise à « examiner les faits dans le plus bref délai ». Objectif : présenter immédiatement devant la justice le militaire des FARDC soupçonné d’avoir tiré sur la victime. La mobilisation a été forte. Habitants de Bulongo et des localités voisines ont pris d’assaut la salle d’audience pour suivre la procédure et comprendre les circonstances exactes de ce meurtre qui a choqué toute la communauté.
Le tribunal militaire de garnison de Beni a ouvert les débats par l’identification du prévenu et des victimes. Face au tribunal et à la population, le militaire poursuivi a reconnu avoir tiré sur Kambale Katsuva Rodrigue, entraînant son décès.
Les faits reprochés sont lourds : assassinat, vol, extorsion des biens, ainsi que d’autres infractions retenues par le ministère public. L’audience intervient dans un climat de forte tension.
Depuis l’annonce du drame, plusieurs habitants et organisations de jeunes exigent que « justice soit rendue » et que « les responsabilités soient établies conformément à la loi ».
Pour la population, cette descente du tribunal à Bulongo est perçue comme un signal : plus question de couvrir les bavures en uniforme. À l’issue de cette première séance, le tribunal a renvoyé l’affaire au samedi 27 juin 2026 à 8h00 pour la suite de l’instruction.
Le président du tribunal militaire de garnison de Beni a lancé un appel : civils, membres des forces de défense et de sécurité, et toutes les victimes sont invités à prendre part à la suite de l’audience.
Romulus Nzalumbo