Beni : à Maboya, la société civile dénonce l’arrestation arbitraire d’un homme par l’auditorat militaire

La société civile de Maboya en territoire de Beni sur l’axe Beni-Butembo s’indigne du comportement des agents de l’auditorat de Beni qui sont venus arrêter un homme habitant de Maboya, boucher de son état. Il est interpellé, arrêté pour avoir refusé d’adhérer à une association des bouchers de Maboya. La société civile de Maboya  estime que ce dossier n’a pas sa raison d’être. 

Selon Gerlas Mutokambali, acteur de cette structure citoyenne, un boucher n’est pas obligé d’adhérer à une association quelconque, car, dit-il, chacun est libre d’exercer ses activités en privé ou en collégialité. Gerlas Mutokambali regrette le rebondissement de ce dossier. 

D’après lui, c’est la deuxième fois que ce même boucher est arrêté par l’auditorat militaire de garnison de Beni. Gerlas Mutokambali appelle l’auditorat au bon sens et à la collaboration.

“Nous sommes en train de revenir sur la même question de l’arrestation de notre frère vétérinaire de Maboya. L’auditorat doit comprendre une chose, c’est un service de l’État. Ils sont bien respectés. On ne peut pas quitter Beni à l’auditorat pour venir arrêter une personne à Maboya comme s’il n’y avait pas l’État. Il y a l’État qui existe. Nous avons les services de sécurité, nous avons la police nationale, nous avons un chef de localité à Maboya. Ce n’est pas un regret quand nous sommes demandés de constater la presse de l’auditorat dans le milieu du village. Ils arrêtent les gens et surtout arbitrairement, ils sont acheminés directement à Beni. Ils n’ont même pas informé, ils n’ont même pas visé les documents. La fois passée, ils ont même passé la nuit dans le village sans que nous soyons au courant. Et puis la nuit-là, est-ce que vous savez que nos boutiques ont été pillées ce jour-là ? Et si on disait que c’était eux qui l’ont fait ? Pourquoi nous disons qu’aucune activité ne sera effective jusqu’à la libération de ce papa et qu’on nous dise pourquoi l’auditorat est en train de nous traiter de la manière pareille?”, a-t-il fait interroger. 

Pour la société civile de Maboya, ce qui restait à faire pour mettre fin à ce conflit, c’était l’élaboration du calendrier d’abattage des bêtes par l’inspecteur de l’élevage. 

Il convient de rappeler que depuis un moment, il règne un conflit entre une association des bouchers de Maboya et un particulier boucher qui, lui, refuse d’adhérer à cette association des personnes qui interviennent dans l’abattage des bêtes à Maboya. L’association veut que ce privé soit de leur partie alors que l’homme n’est pas pour.

Elisée Kamundu

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