RDC : face à l’insécurité, Jean-Baptiste Kasekwa rappelle que l’opposition exige un dialogue inclusif

Les revendications des opposants au régime de Félix Antoine Tshisekedi ont été claires devant le Burundais Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, pendant les consultations organisées au Burundi. Au cours d’une interview accordée ce mardi 14 juillet 2026 à RADIOMOTO.NET, Jean-Baptiste Kasekwa, membre de l’Ecidé de Martin Fayulu, a fait savoir que les opposants ne jurent que par la démission du chef de l’État de RDC et l’organisation d’un dialogue inclusif pour résoudre la crise politique au pays. 

Devant le président de l’Union africaine, les opposants ont donné quelques raisons qui expliquent leur motivation. À en croire l’honorable Jean Baptiste Kasekwa, le projet de changement de constitution est une haute trahison parce que le chef de l’État a juré de défendre et protéger la constitution. Également, les opposants voient dans les agissements de Félix Tshisekedi la complicité dans la balkanisation du pays.

Et nous disons, à partir du moment où Félix Tshisekedi ne respecte plus la Constitution, cela signifie qu’il a renié sa signature. Parce qu’à deux reprises, sur le pied de l’article 74, il a juré devant Dieu et devant la nation qu’il va respecter la Constitution, qu’il va défendre la Constitution. Et lorsqu’il crache aujourd’hui sur cette Constitution, c’est qu’il ne respecte pas sa parole, son serment, et donc il ne mérite plus de rester au Parlement de la nation pour être président de la République. La deuxième raison, c’est que l’article 219 de notre Constitution interdit même de procéder à la révision constitutionnelle pendant l’état de guerre, pendant l’état de siège, pendant l’état d’urgence. Il est en complicité avec ceux qui veulent balkaniser notre pays », a-t-il démontré. 

Jean-Baptiste Kasekwa confirme que la coalition C64 maintient sa manifestation du 22 juillet 2026. Pour lui, il sera question de demander au chef de l’État d’abandonner tout projet de changement de la constitution, de dissoudre la force du progrès de l’UDPS et de convoquer le dialogue inclusif. Ce membre de l’Ecidé indique que si le président de la République pose des actes concrets allant dans ce sens, la tension politique au pays pourra s’apaiser.

Nous lui avons dit que s’il est de bonne foi, qu’il pose des actes. Qu’il proclame publiquement qu’il abandonne définitivement son projet de changement de la Constitution. Deuxièmement, qu’il pose des actes de bonne volonté, notamment d’abord, en dissolvant la milice Force du progrès de l’UDPS, et ensuite en libérant les prisonniers politiques et en se prononçant ouvertement pour un dialogue inclusif. S’il fait ça, nous allons aussi apprécier et revoir notre appel à la marche pour exiger sa démission prévue pour ce 22. Mais pour l’instant, le président du Burundi ne nous a pas encore donné de réponses. Ce que nous apprenons, c’est la mauvaise volonté de M. Félix Tshisekedi”, a-t-il insisté. 

Au regard des tensions politiques en RDC, Evariste Ndayishimiye, président de l’Union africaine, a appelé les opposants non armés, la CENCO et l’ECC au Burundi pour écouter leurs revendications et leurs propositions afin de les transmettre au chef de l’Etat. Pour le moment, les congolais restent impatients d’attendre les conclusions de ces consultations.  

Jean-Pierre Kilumbiro

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