Butembo-Beni : les jeunes du doyenné Mutwanga formés sur le Droit Canon

La session des jeunes catholiques du doyenné de Mutwanga, dans le diocèse de Butembo-Beni, s’est clôturée dimanche 19 juillet 2026 à la paroisse Saint-Antoine de Padoue de Lume. Des jeunes cadres et animateurs des quatre paroisses du doyenné ont pris part à ces assises. Il s’agit notamment de ceux de la paroisse Saint-Conrad de Kasindi, Saint-André Kaggwa de Bulongo, Saints-Pierre-et-Paul de Mutwanga ainsi que Saint-Antoine de Padoue de Lume.

Durant trois jours, les participants ont été formés sur plusieurs thématiques, entre autres : le Droit Canon, l’entrepreneuriat, le leadership, les vocations, la place des jeunes dans l’Église, le projet environnemental Laudato Si’, déjà enraciné à Kasindi, le Directoire pastoral, le Code du numérique en RDC, la dignité de la vie humaine, les talents, la doctrine sociale de l’Église, la gestion des biens de l’Église, les structures de l’UJC ainsi que les valeurs du jeune chrétien catholique.

À l’issue de la session, le coordonnateur adjoint des jeunes du diocèse de Butembo-Beni, Jean de Dieu Paluku Mathina, a appelé les jeunes à vivre conformément aux valeurs chrétiennes. Il les a notamment exhortés à respecter les personnes décédées et à adopter un comportement responsable lors des cérémonies d’inhumation.

 « Nous-mêmes nous sommes mortels, nous avons nos familiers, nous avons chez nous quelque part là où un jour un de  nôtres peut aussi mourir, alors quand il meurt d’office, ce que nous faisons, nous allons le payer. Parce que tout ce que nous faisons la Bible dit, tout ce que tu fais, il faut le faire par amour, parce que ce que tu veux que fasse pour toi alors il faut que ce soit ce que tu feras à quelqu’un d’autre. Alors ce que je vais donner comme conseil aux jeunes, c’est que: « ayons le sens de notre vie ». Ayons le sens de notre responsabilité pour demain. Parce que nous ne pouvons mériter la confiance de demain qu’à partir de notre vie actuelle », conscientise-t-il.

Par ailleurs, Jean de Dieu Paluku Mathina a invité les jeunes des CEVJ, des chapelles ou Shirika, des sous-secteurs, des secteurs et des paroisses à mettre en place des brigades d’accompagnement lors des funérailles. Selon lui, ces équipes contribueront à assurer la sécurité et à garantir des enterrements dignes dans le cadre de la pastorale des pompes funèbres.

« Mais aussi nous allons appeler nos jeunes des organisations donc dans les CV, dans le secteur, à constituer les brigades de sécurité pour les enterrements. Parce que ça c’est un fléau pas seulement pour notre église, parce que même les autres : les protestants ou musulmans, ils savent qu’ils ont ça déjà comme problème. Donc nous devons nous organiser et à constituer des brigades, pour qu’un jour nous soyons en mesure de maîtriser un ou deux qui peuvent mener des désordres dans la cérémonie. Parce que nos pasteurs sont victimes. Imaginez nos catéchistes qui viennent, même les prêtres. On a parlé du relativisme ici. Même le prêtre, il y en a qui subissent vraiment des humiliations à l’enterrement, quand il vient pour l’enterrement d’un des siens ou un frère ou un ami. Mais voyons comment est-ce que nous jeunes on se comporte à l’égard de ce prêtre-là », a poursuivi Jean-Dieu Mathina.

Heritier Ndunda

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