Butembo : une fois recueillie, l’eau de pluie doit être traitée avant toute consommation par l’homme (CT Kaghoma Kombi Benjamin)

L’eau de pluie recueillie dans les tanks doit subir un bon traitement avant toute utilisation à domicile. C’est le conseil d’un épidémiologiste et enseignant à l’Université catholique du Graben UCG. Il l’a lancé ce mardi 21 juillet 2026 lors d’une interview accordée à Radio Moto Butembo-Beni. Il insiste sur le respect de toutes les étapes de traitaient de l’eau à domicile.

Le chef des Travaux Kaghoma Kombi Benjamin a expliqué que dès le premier regard, l’eau de pluie n’est pas potable. Nettoyant l’atmosphère, elle contient plusieurs substances toxiques ou non toxiques qui étaient suspendues dans l’aire. Et au niveau du toit, elle rencontre d’autres substances qui la troublent davantage. Ainsi, la capture de cette eau exige-t-elle une plomberie bien faite, a dit l’enseignant.

« L’eau se capte d’abord à partir d’une toiture, d’un toit. Et le toit doit être propre. Ça, c’est d’abord la première chose. Et là, on prend des gouttières. Et les gouttières qui doivent avoir les dispositifs de premier ressage. C’est-à-dire, lorsque vous recueillez les eaux de pluie après une longue période de sécheresse, vous devez recueillir cette eau sur un toit qui est déjà presque surchargé avec beaucoup de contaminants. Il faut laisser passer les premières eaux pendant autour de quinze à trente minutes à travers le dispositif de premier ressage là, qui est fixé sur la gouttière. Et toute la première eau de pluie là passe sans rentrer en contact avec le tank, le réservoir. Parce que le réservoir doit être aussi bien couvert pour ne pas cueillir beaucoup de poussière et consorts. Maintenant, après avoir fait passer les premières eaux de pluie, vous refermez le dispositif de premier ressage là et l’eau maintenant commence à rentrer dans le tank. Et le tank qui doit avoir justement un dispositif comme le trop-plein. Lorsqu’il est plein, il doit laisser passer de l’eau. Et même le tuyau de purge,  qui est presque au bas-fond du bassin décanteur là. Parce que, au moins, les eaux là de pluie viennent avec un peu de boue et consorts. Mais on doit laisser toujours passer la boue-là qui se dépose au bas-fond du décanteur pour que l’eau reste quand même un peu claire, et le  robinet maintenant enfin », a expliqué CT Kaghoma Kombi.

Pour cet expérimenté en wash, l’eau de pluie doit être utilisée avec précaution surtout pour le besoin physiologique et d’hygiène. Sinon le risque de maladies hydriques, parasitaires, virales, métaboliques et autres est élevé. Et là, il faut un traitement rigoureux, a insisté le chef de travaux Kaghoma Benjamin.

 « Il y a les deux besoins pour lesquels on utilise de l’eau. Les besoins physiologiques et les besoins d’hygiène. Alors les besoins physiologiques, par exemple vous avez soif, est-ce que c’est l’eau de pluie qu’il faut prendre ? Parce que l’eau de pluie n’est pas potable tout de suite là. Soit d’hygiène, parce que l’hygiène c’est l’hygiène corporelle, même elle est utilisée pour la vaisselle au niveau de la cuisine, pour l’hygiène alimentaire il y a ceux qui l’utilisent. L’eau de pluie, on ne peut pas l’utiliser pour les besoins d’hygiène et les besoins biologiques, non en principe. Si on veut l’utiliser pour les besoins d’hygiène, il faut se rassurer que l’eau a subi d’abord la décantation, elle a subi une filtration et maintenant on peut désinfecter cette eau par chloration. On utilise le chlore, soit le dérivé du chlore, soit par ébullition. Là, on peut maintenant se rassurer qu’on peut utiliser l’eau pour les besoins d’hygiène. On peut faire la vaisselle avec, on peut se laver les corps, soit pour l’hygiène alimentaire», conseille l’expert en wash.

Les experts en construction ont toujours conseillé que chaque parcelle ait un dispositif de collecte d’eau de afin de pallier les problèmes liés aux eaux de ruissellement qui créent des érosions, glissements de terres et autres dégâts. Plusieurs habitants adhèrent petit à petit à l’idée mais n’ont pas assez de notions sur l’usage de cette eau.

Stanley Muhindo 

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