RDC : une vingtaine de morts dans une double attaque ADF à Byango/Mununze 

Au moins vingt civils ont été tués lors d’une double attaque attribuée aux rebelles de l’Allied democratic forces (ADF) survenue le mercredi 22 juillet 2026 dans les villages de Byango/Mununze, au Nord-Kivu, et de Njiapanda-Bella, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Ce bilan reste provisoire et pourrait évoluer, selon les sources locales. 

À Njiapanda-Bella, l’attaque a provoqué un mouvement de panique, poussant plusieurs habitants à fuir leurs domiciles pour se mettre à l’abri. Toutefois, le calme est progressivement revenu dans la matinée de ce jeudi 23 juillet, après l’intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par leurs partenaires engagés dans les opérations contre les groupes armés. 

Le président de la société civile de Njiapanda-Bella, Kambale Penzeli Philémon, dresse un bilan provisoire de vingt civils tués. Il salue la réaction rapide des FARDC et de leurs partenaires, estimant que leur intervention a permis de limiter davantage les dégâts et d’empêcher une aggravation de la situation sécuritaire.

C’est au niveau de la rivière Mununze que l’ennemi a traversé avant de se diriger vers Njiapanda-Bella. Il s’est heurté à nos forces qui ont résisté au centre de Njiapanda-Bela. Aucun corps n’a été retrouvé. Cependant, aux alentours, des corps d’hommes ont été découverts. De l’autre côté de Mununze, six corps ont été retrouvés. Les militaires, revenus de Biango, indiquent également que douze corps ont été découverts de ce côté-là. Ce bilan reste encore provisoire », a-t-il fait savoir. 

De son côté, Jean-Paul Paluku Manzekele, également acteur de la société civile, appelle les forces de sécurité à renforcer leur présence dans la région afin d’assurer une protection efficace des populations civiles et de leurs biens. 

Il invite les autorités militaires et administratives à intensifier les opérations contre les ADF pour mettre définitivement fin aux violences qui continuent de frapper les territoires de Beni et de Mambasa.

La situation est très préoccupante. Les habitants ont fui, ont perdu leurs enfants, ainsi que l’air bien. Nous ne savons plus comment nous allons survivre. Nous lançons un appel aux autorités pour qu’elles redoublent d’efforts afin de protéger la population civile et ses biens. Il ne faut pas laisser l’ennemi circuler librement. Nous demandons au gouvernement de prendre des mesures énergiques pour résoudre ces problèmes », a-t-il plaidé. 

Ces acteurs de la société civile du groupement Mambembe exhortent enfin le gouvernement à multiplier les efforts sécuritaires pour neutraliser les assaillants et permettre le retour durable de la paix dans les territoires de Beni et Mambasa. 

Jonas Aristote Sabuni

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