Ituri : 27 civils tués en moins de 48h à Manzia, Kazaroho et Makongo
Des attaques simultanées attribuées aux rebelles des ADF ont été enregistrées jeudi 23 et vendredi 24 juillet 2026 dans les localités de Manzia, Kazaroho et Makongo, en chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa (Ituri). Ces attaques s’ajoutent à d’autres enregistrées le mercredi 22 juillet à Njiapanda-Bella et ses environs, dans les groupements de Mambembe, Manteite et Bangole.
Le bilan communiqué par l’Association pour la protection et la défense des enfants et des femmes vulnérables (APDEF) de Mambasa fait état de 27 civils tués en moins de 48 heures dans ces villages de la chefferie des Babila-Babombi.
Rams Malikidogo, coordonnateur de cette structure de défense des droits humains, fait également état de 11 civils portés disparus, ainsi que d’importants pillages de biens et du bétail. D’après lui, les combattants ADF seraient toujours présents dans la zone et circuleraient notamment dans les villages de Makombise, Giza et Mangalala, sans être neutralisés.
Il appelle ainsi les autorités à revoir la stratégie des opérations militaires afin de mettre fin aux violences, estimant que la persistance des attaques risque de briser davantage la confiance entre la population et les forces de sécurité.
« Après l’attaque du mercredi passé qui avait ciblé Njiapanda et ses environs, l’ennemi a encore attaqué jeudi Manteite. Il avait attaqué aussi Manzia, il a attaqué Kazaroho à l’ouest de Lukaya, dans le groupement Bangole. Déjà dans l’espace de moins de 48 heures, au moins 27 civils qui viennent d’être tués, que nous avons perdus dans ces différentes attaques. Malheureusement, aucun ADF n’a été neutralisé jusqu’à présent, c’est vraiment regrettable. Déjà il y a crise de confiance entre la population et l’appareil sécuritaire. On ne fait que perdre les vies humaines. Nous pensons que l’État doit nécessairement prendre ses responsabilités pour imposer la paix. On ne doit pas négocier la paix et la population n’a besoin de rien d’autre que de la paix”, a-t-il insisté.
Aristote Sabuni