Beni-Butembo : Mgr Sikuli appelle la population à cesser toute résistance face à la riposte contre Ebola 

L’évêque de Butembo-Beni interpelle les membres de la communauté sur les conséquences d’ignorer les conseils des autorités et des agents de santé sur la maladie à virus Ebola. Il l’a dit mercredi 12 août 2026 lors de la messe qu’il a dite à Kiragho. 

Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech n’a pas caché son inquiétude de voir certains membres de la communauté n’avoir pas retenu la leçon des épisodes passés. Pour lui, la résistance que manifestent certaines personnes risque d’aggraver la situation. D’où son appel à la prise de conscience.

Je ne suis pas dans les réseaux, mais ça me surprend. Qu’est-ce qu’ils cherchent avec le corps ? Je ne vois pas. Qu’est-ce qu’on veut avoir ? Il ne faut pas tirer la malédiction sur eux. Il serait plus cohérent si, après cela, ils restent dans leurs maisons et qu’ils n’aillent pas dans les familles amener la maladie là-bas. Parce qu’en les touchant, ils devraient savoir qu’ils vont mourir. Ou au moins qu’ils se mettent à un grand risque. Alors s’ils doivent mourir, qu’ils restent chez eux, qu’ils meurent chez eux. Qu’ils n’aillent pas apporter à d’autres, contaminer d’autres personnes. Est-ce qu’un geste comme ça est contraire à la vie chrétienne ? Oui, c’est une atteinte, je dirais, à la vie humaine. Parce qu’on vous dit que c’est dangereux et vous y allez en sachant que cela peut vous tuer et tuer d’autres aussi”, a interpellé l’évêque de Butembo-Beni. 

Depuis la déclaration de la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola, il y a encore des personnes qui n’acceptent toujours pas l’existence de la maladie. Ainsi s’attaquent-elles aux équipes de riposte et aux structures de prise en charge des malades déclarés. D’autres vont jusqu’à manipuler les corps de cas confirmés. L’épidémie d’Ebola qui continue de progresser en République démocratique du Congo a fait 2 111 morts, sur 4 381 cas confirmés, selon le bilan communiqué par le gouvernement de RDC, le mardi 11 août 2026.

Stanley Muhindo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *