Lubero : 9 cas d’Ebola confirmés en zone de santé de Biena
9 cas confirmés de la maladie à virus d’Ebola notifiés en zone de santé de Biena, le lundi 7 septembre 2026. Le médecin-chef de ladite zone rapporte que cette chaîne de contamination avance si rapidement suite aux mouvements de circulation entre les zones touchées et l’axe Manguredjipa et Biena, malgré les alertes avancées par les animateurs de la santé pour prévenir avant l’apparition de la maladie.
Parmi les neuf cas confirmés, deux sont décédés et sept sont en train d’être suivis à l’Hôpital général de référence (HGR) de Mambowa.
« Nous avons déjà notifié neuf cas confirmés de la maladie à virus Ebola. Voilà un peu la situation dans la zone de santé de Biena. Il y a des cas actifs qui sont suivis au niveau de l’hôpital général de référence. Il y a d’autres aussi qui sont décédés. Ce que nous pouvons demander à la population, que nous remercions d’avance, parce que la population de la zone de santé de Biena est compréhensive. Nous lui demandons d’adopter les gestes barrières. Donc, nous devons appliquer les mesures préventives et surtout les mesures d’hygiène », a conscientisé Valentin Kisambi Kamuha, médecin chef de zone de sante de Biena.
Pendant ce temps, l’autorité sanitaire de Biena appelle la population à adopter les mesures barrières pour couper cette chaîne de contamination. Il demande également aux cas contacts des personnes testées positives décédées ou actives de ne pas se cacher, plutôt de se diriger vers le centre de santé le plus proche pour s’accorder plus de chances de surveiller sa santé et d’arrêter la propagation communautaire.
« Nous demandons à toute personne qui se reconnaît comme étant contact ou aux membres de famille qui reconnaissent qu’ils ont quelqu’un qui est contact d’un cas confirmé de se faire enregistrer auprès du centre de santé le plus proche pour qu’il soit suivi. On doit le suivre pendant trois semaines et s’il ne présente pas de signes durant les 21 jours, on va le déclarer qu’il est sorti du suivi. S’il présente des signes, on va prélever, on va évaluer si ces signes sont liés à Ebola ou pas. Et puis ça va permettre de protéger les autres. Donc celui qui est conscient de ça et qui aime les autres doit permettre d’être suivi », a-t-il sensibilisé.
Toutefois, le médecin Valentin Kisambi appelle le gouvernement congolais et ses partenaires à appuyer cette zone de santé en équipement et tout moyen nécessaire pour éradiquer cette épidémie.
James Lusenge