Rutshuru : une ASBL sensibilise la population au soutien face au risque suicidaire

Le monde commémore ce jeudi 10 septembre la journée de prévention du suicide. À en croire le secrétaire exécutif de l’ASBL Cadre de paix pour la réconciliation et la justice, Jackson Mbula, des conditions de vie difficiles peuvent contribuer au suicide.

Et pour prévenir des incidents, il faut se rapprocher davantage des personnes qui font des déclarations du genre « je me tuerai » pour comprendre leurs problèmes afin de les aider à les surmonter.

« Quand les gens prennent l’initiative de se suicider, c’est-à-dire qu’ils traversent les moments de problèmes comme ce que nous sommes en train de traverser aujourd’hui. Aujourd’hui, il y a des parents qui n’ont pas encore payé les frais scolaires de leurs enfants. Aujourd’hui, il y a des parents qui ont encore des dettes de l’année scolaire passée. Aujourd’hui, il y a des parents qui ont des problèmes aussi avec leurs épouses, des problèmes avec les champs, avec la prolongation de la sécheresse qui a détruit les cultures. Tout ça affecte le mental déjà et ceci peut pousser une personne à prendre l’option de se suicider. Mais nous devons comprendre qu’une personne, avant qu’elle se suicide, elle doit toujours déclarer. Et quand vous attendez quelqu’un, prononcez les paroles : je tuerai quelqu’un, je me tuerai, je peux tuer quelqu’un, je vais tuer quelqu’un… ce sont les déclarations qui vous montrent que dans cette personne, il y a déjà la présence d’un esprit de suicide. Quand quelqu’un fait une déclaration pareille, abordez-le et posez-lui la question de savoir quel est le problème qui le pousse à faire cette déclaration de tuer quelqu’un ou de vouloir mettre fin à votre vie », a-t-il conscientisé.

La Journée mondiale de la prévention du suicide a lieu chaque année le 10 septembre pour sensibiliser le public à la prévention du suicide à travers le monde. Créée en 2003 par l’Association internationale pour la prévention du suicide (IASP) en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle vise à briser les tabous, réduire la stigmatisation et encourager le dialogue autour de la santé mentale.

Faustin Tawite

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