Riposte contre Ebola : la zone de santé de Mandima en défis de moyens, la société civile de Mambasa tire la sonnette
La société civile forces vives de Mambasa alerte sur les difficultés qui entravent la riposte contre la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Mandima. La structure citoyenne appelle à un renforcement urgent des moyens sanitaires, logistiques et financiers.
Selon Mungeni Yuma Imurani, coordonnateur territorial de la société civile Forces Vives de Mambasa, jusqu’au samedi 12 septembre 2026, la Zone de santé de Mandima a notifié 44 cas confirmés de maladie à virus Ebola, dont 29 décès et sept guérisons. Quatre patients restent hospitalisés, tandis que trois autres se seraient échappés de la prise en charge.
Dans une alerte publiée ce samedi 12 septembre 2026, cet acteur de la société civile indique que sur les 18 aires de santé que compte cette zone, 10 sont touchées, soit environ 55 %. L’aire de santé de Mandima, qui abrite l’Hôpital Général de référence, concentre à elle seule 11 cas confirmés.
Le coordonnateur de la société civile de Mambasa déplore notamment l’absence d’un Centre de Traitement ou de Transit Ebola, le manque d’ambulances, l’insuffisance des équipements de prévention et contrôle des infections, ainsi que le déficit d’intrants médicaux et de moyens de mobilité pour les équipes de riposte. Mungeni Yuma Imurani relève également l’absence de prise en charge nutritionnelle et de services de santé mentale, la faible motivation de certains prestataires et la persistance de résistances communautaires.
Face à ces difficultés, Mungeni Yuma Imurani appelle les autorités et les partenaires sanitaires et humanitaires à renforcer rapidement les moyens consacrés à la riposte, afin d’améliorer la prise en charge des malades, de protéger les prestataires et renforcer l’adhésion des communautés à la riposte.
Jonas Aristote Sabuni