Rutshuru : pluies diluviennes à Nyamilima, des maisons détruites et risque d’épidémies suite aux eaux stagnantes
Les récentes pluies ont entraîné des dégâts matériels à Nyamilima, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de la cité de Kiwanja sur la route Ishasha, dans le territoire de Rutshuru. Des eaux de pluie envahissent certaines parcelles résidentielles au quartier Camp 5 heures. Conséquence, ces eaux détruisent certaines maisons et entrainent des risques de maladie.
Les parcelles les plus touchées sont situées le long d’un canal qui collecte les eaux de pluie et les écoule. Le problème se pose notamment au niveau d’un grand caniveau construit sur la route menant vers Ishasha au quartier Camp 5 Heures. Ce caniveau est déjà bouché, décrit un habitant.
« C’est le jeudi dernier qu’il a plu abondamment. Et c’est là le début du problème. Ce canal qui fait couler les eaux est déjà bouché. Et pour l’instant, les eaux continuent de charrier du sable qui s’entasse là-bas au point qu’il devient très difficile de localiser la voie d’écoulement des eaux tellement le canal est profond », explique-t-il.
Et des dégâts matériels s’en suivent. Ces eaux ont déjà endommagé au moins deux maisons d’habitation au quartier Camp 5 Heures, contraignant les occupants à se délocaliser. Elles font craindre également l’apparition de certaines maladies, s’inquiète cet autre habitant.
« Les eaux nous ont envahis ici. Depuis près d’un mois ces eaux ne coulent plus. Nous nous rendons compte que ces eaux stagnantes risquent de nous provoquer des maladies ici. Elles détruisent des maisons. D’autres habitants dont les maisons s’approchent du canal sont inquiets, craignant qu’il pleuve pendant la nuit et que les eaux leur nuisent également. Ces eaux ont déjà endommagé deux maisons et deux voisins se sont déjà délocalisés. Leurs maisons sont inoccupées juste à cause de ces eaux » ajoute-t-il.
Et face à la menace, les habitants du quartier Camp 5 heures en appellent à une implication des autorités locales pour le curage de ce canal afin que l’eau coule aisément.
Faustin Tawite