Beni : des activités économiques au ralenti pour dénoncer le meurtre d’un civil à Mbau
Les activités socioéconomiques ont tourné au ralenti dans l’agglomération de Mbau, chef-lieu du secteur de Beni-Mbau (Nord-Kivu) tout l’avant-midi ce lundi 11 juillet 2022. Ceci, au lendemain de l’assassinat d’un jeune homme à Mbau-Makiosque. Ce meurtre est imputé à un militaire incontrôlé des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui voulait ravir à la victime ses biens.
C’est la tristesse qu’on pouvait lire sur les visages des familiers, amis et connaissances de la victime sur place à Mbau.
« Ce cas d’assassinat s’est produit après plusieurs jours d’accalmie dans la région », s’inquiète Georges Kivaya, président de la société civile du secteur Beni-Mbau.
Il regrette le fait que cet acte a été posé par un élément de force de défense pourtant garant de la sécurité des civils. La même source veut des éclaircissements dans ce dossier.
Georges Kivaya demande le déploiement d’un bon nombre des éléments de la police militaire dans la zone. Selon lui, ce déploiement pourra tant soit peu diminuer le vagabondage et la mésaventure militaire dans la région.
Cet acteur de la société civile indique que la pluralité de troupes militaires à Mbau engendrerait le désordre dans la sécurité de la population.
« Quelle troupe s’occupe de quoi », s’interroge t-il.
Pour rappel, à une heure du matin de ce lundi 11 juillet 2022, un militaire incontrôlé a tiré à bout portant sur monsieur Bricham Kaking dans la chambre où il passait nuit avec son ami à Mbau-Makiosque. Il est décédé quelques minutes plus tard. Et son ami, lui, s’en est sorti avec des blessures. La victime était un étudiant en première année de graduat à l’Institut Supérieur Technique de Développement ISTD/Mbau.
Richard Makulumbe