Butembo : la société civile saisit Félix Tshisekedi sur l’insécurité dans l’Est
La Coordination urbaine de la société civile de Butembo au Nord-Kivu a adressé, jeudi 14 juillet 2022, une lettre ouverte au Chef de l’Etat congolais, concernant la situation sécuritaire précaire dans la région. Ce document a été rendu public après que les membres de la structure se sont réunis en extraordinaire.
Après analyse de la situation sociosécuritaire, la société civile de Butembo a dit constater une régression sécuritaire avant de proposer des solutions palliatives. Depuis octobre dernier, la société civile note les tueries des civils, le kidnapping d’autres, l’incendie des maisons d’habitation et des formations sanitaires. La structure citoyenne dresse ce tableau sombre en faisant aussi allusion au pillage des biens, destructions des écoles, au déplacement des populations et occupations de certaines localités par des hommes armés à objectif suspect à Beni-Lubero.
Dedans, les forces vives de Butembo citent certains commandants et éléments des FARDC et des forces négatives comme complices dans cette tragédie sécuritaire dont les victimes réclament réparation.
Le même document signé par Révérend Mathe Saanane, président de la Coordination urbaine de la société civile de Butembo, fait mention de différentes interrogations communautaires. C’est entre autres, celles sur l’hésitation pour le Gouvernement et la Communauté internationale de déclarer les massacres de Beni-Lubero de crimes et de génocide, sur le retard dans la restauration de la paix à l’Est et sur l’inefficacité de la MONUSCO et sa Brigade à intervenir sur le terrain.
Dans sa lettre ouverte, la société civile de Butembo émet certaines recommandations. Au Chef de l’Etat, elle appelle à fidéliser l’armée congolaise, hormis toute trahison, à revenir sur son décret de l’état de siège qui a montré ses limites et organiser une table ronde élargie aux commerçants et aux coordinations de la société civile. Les forces vives de Butembo souhaitent que les élus nationaux s’approprient des plaidoyers pour la sécurité de l’Est de la RDC.
Patrick Kalungwana