RDC : à leur tour, les forces vives de 5 provinces suggèrent une formation militaire « obligatoire » aux finalistes du secondaire et des universités

Pour faire efficacement face à l’insécurité dans la partie Est de la RDC, la société civile forces vives coordinations provinciales du Tanganyika, Maniema, Ituri, Nord et Sud-Kivu, suggèrent « la formation militaire sans distinction aux finalistes du secondaire et de graduat, la restructuration de la chaine de commandement des officiers des FARDC et le rappel à Kinshasa de tous les commandants issus des brassages ».

Ceci ressort d’une déclaration quintipartite faite ce vendredi 15 juillet 2022 en ville de Goma, à l’issue de sa mission effectuée à Kinshasa en date du 13 juillet 2022, où elle a été parler au président de la République, de la situation sécuritaire de la partie Est de la RDC, qui ne cesse d’aller aux enfers.

Dans cette déclaration conjointe, les cinq coordinations écartent sans complaisance, l’introduction dans la partie Est, de la force régionale des états d’Afrique de l’est.

Abordant la question de l’État de siège en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, les forces vives en déduisent des enjeux. S’agissant des réussites, les forces vives énumèrent par exemple : « diminution des tentions politiques en provinces, paiement régulier des agents des gournorats, augmentation du trésor dans les provinces ».

Elles regrettent par contre, les faiblesses de l’État de siège parmi lesquelles 2 mille 190 civils tués pendant l’état de siège, soit la moyenne de 20 personnes tuées par jour, déplacement massif des populations, mille 741 civils tués au Nord-Kivu pendant la période de mutualisation des forces FARDC-UPDF.

En fin, les forces vives émettent une série de recommandations, parmi lesquelles « la reconstruction et la rehabilitation des camps de formations et des bases militaires, à savoir Rumangabo, Nyaleke et Biruhe au Nord-Kivu, Luberizi pour le Sud-Kivu, Lwama et Kando pour le Maniema, Mont Awa pour l’Ituri ».

« Nous recommandons aussi la restructuration de la chaîne de commandement opérationnelle des FARDC pour unicité de commandement, la separation de la chaîne de commandement et la chaîne de dépense au sein des FARDC, la relance dela reforme de l’armée et la loi de la programmation militaire avec respect de la monographie d’emploi au sein de l’armée, l’opération de certaines mutation et le blocage intelligent des interêtes des Rwandais. La société civile forces vives demande également au gouvernement, de rétablir l’autorité civile dans les provinces sous état de siège, encore que le pays est à la veuille des élections ».

John Tsongo

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