Butembo : à la découverte de Kavira Denise qui tripote des sandales dames depuis près de 4 mois

Le courage offre des bons fruits. C’est la conviction de Kavira Denise, connue sous le nom de Mama Ado. Elle tripote des sandales pour femmes depuis environ 4 mois. RADIOMOTO.NET l’a rencontrée à l’occasion de la journée mondiale de la créativité et de l’innovation ce vendredi 21 avril 2023.

Kavira Denise est avant tout coiffeuse. Elle s’intéresse au tressage des cheveux. Elle explique qu’elle s’occupe de cette deuxième tâche de tripotage des sandales lorsqu’elle n’a pas de clientes à tresser.

Cette femme travaille au salon de coiffure Merlin sur avenue Ruwenzori en ville de Butembo.

« Créative, elle s’adapte très facilement », lance un témoin qui reconnait que la tripoteuse a juste imité deux de ses amies qui étaient en train de faire le même travail.

Kavira Denise raconte qu’elle a juste essayé et le fait très bien aujourd’hui. Celle-ci affirme que son deuxième travail est bénéfique, seulement si elle vend plusieurs paires de sandales à la fois.

« C’est travail d’esprit. J’étais de passage. J’ai apprécié une sandale. J’ai essayé de tripoté et j’ai réussi. Lorsque nous tripotons les sandales, nous circulons en ville pour les vendre. Je tresse avant tout les cheveux. C’est lorsque je n’ai pas des clients, que je tripote des sandales. Je vends en détail à 5$. En gros, nous voulons le faire à 4$. Nous achetons des semelles dans des boutiques locales (…) », a-t-elle confié.

Kavira Denise dite Mama Ado a déjà trainé derrière elle plusieurs clientes. Celles qui avaient fait l’essai de son premier produit, travaillent avec elle au salon Merlin. C’est notamment Madame Gentille connue sous le nom de Mama John, la propriétaire du salon.

« J’étais parmi ses premières clientes. Ce des souliers qui durent. Surtout que j’en porte au quotidien. Je ne porte autres souliers que lorsque je vais dans des cérémonies telles que le mariage. Mes sandales viennent de durer », a-t-elle témoigné.  

Kavira Denise se dit prête à apprendre le tripotage des sandales à ceux qui le veulent.

Esther Vwiravwahali

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