À Butembo, la hausse du prix du carburant impacte négativement sur celui des revendeurs des denrées alimentaires
La hausse du prix du carburant a déjà des retombées sur le quotidien des habitants de Butembo et ses environs. Les revendeurs de vivres ne bénéficient plus de leurs activités commerciales, la plupart de denrées consommées à Butembo provenant d’ailleurs.
Rencontré sur avenue Ruwenzori ce mardi 26 décembre en pleine vente, ce revendeur du sombé qui a requis l’anonymat a indiqué que depuis que le litre de carburant a galopé, il ne gagne plus de son commerce. Celui-ci amène du sombé à Butembo en provenance de Vuyinga. Il est difficile, ces derniers temps, de récupérer même les frais de carburant après revente des marchandises.
« Je vends du sombé. Le prix du carburant a haussé et ne nous permet plus d’évoluer. Avant nous achétions le litre du carburant à 3000FC. Aujourd’hui, c’est 4500FC voire 5000FC. Un tas de sombé qu’on vendait à 1500FC bien avant, quand on demande 2000FC à un client, il hésite. De Butembo à Vuyinga, on consomme 3 litres alors qu’à Vutumbya c’est 4 litres. Gagné même les frais du carburant, de la marchandise, c’est compliqué », a-t-il fait savoir.
Cette même désolation a été exprimée par Justin Madirisha rencontré sur le marché de fortune derrière le stade Van Nevel.
Lui, amène des patates, des cossettes de manioc, du sombé et autres de Vurondo et Musenge. Il poursuit que cette hausse du carburant vient s’ajouter à un autre défis, le délabrement des routes de l’axe Butembo-Vurondo.
« Depuis la hausse du prix de carburant, nous ne savons plus quoi faire. Même quand le litre coûtait 3500 FC ça ne marchait pas. Aujourd’hui, c’est 5000FC. Que les autorités s’impliquent pour que le prix du carburant baisse. Mais aussi qu’on réhabilite les routes », a-t-il exhorté.
Notons qu’à ce jour, le litre de carburant se vend entre 4500 et 5.000 FC chez les détaillants. Une conséquence des vacances annuelles des fournisseurs.
Joëlle Mwengevalwahi