Tueries dans l’Est : une journée de deuil décrétée mardi prochain au Grand Nord-Kivu

Les 4 coordinations de la société civile forces vives du grand Nord-Kivu décrètent une journée de deuil pour le mardi 18 juin 2024. Cette décision ressort des assises de ce samedi en ville de Butembo. Elles veulent, ainsi,  compatir avec les familles des victimes des massacres dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Il s’agit des coordinations des territoires de Lubero et Beni, mais également des villes de Butembo et Beni. Dans leur déclaration finale, elles fustigent les massacres des civils dans la région de Beni et Lubero. Cela, aux côtés de l’agression rwandaise qui passe par la rébellion du M23.

Tout en indiquant que la situation sécuritaire reste alarmante, elles condamnent la vie précaire que traversent les habitants dans les zones de Papakombe-Pendekali, Maikengo et environs  suite à ces affres de guerre. C’est dans cette optique que ces structures citoyennes déclarent la journée de mardi « de deuil » dans cette partie.

Elles invitent, au même moment, les personnes majeures à être prêtes à combattre les rebelles, auteurs des massacres des civils aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo et les Wazalendo. Cela va, selon ces structures citoyennes, permettre de freiner la progression des rebelles de l’ADF vers des agglomérations non encore touchées par cette insécurité.

« À la population, la journée du mardi 18 juin 2024, est consacré au deuil et au culte ou des condoléances, et sera organisée dans toutes les églises et mosquées du Grand Nord-Kivu en mémoire des victimes des récents massacres vécus dans le territoire de Beni et de Lubero. Toute personne majeure doit être prête à combattre aux côtés des forces loyalistes et de Wazalendo, en vue de neutraliser les ennemis qui ont assiégé plusieurs agglomérations et empêché leur avancée. Que la population puisse continuer à alerter sur la présence des ennemis », ont-elles exhorté.

Tout en appelant les habitants à remonter les alertes vers les autorités sécuritaires, les 4 coordinations de la société civile du Grand Nord-Kivu estiment, pendant ce temps, que la population doit se prendre en charge en s’appropriant les articles 62 et 63 de la Constitution congolaise. Cette déclaration intervient après le massacre de plusieurs civils  à Maikengo dans le territoire Lubero, voire près de Cantine, dans celui de Beni.

Glodi Mirembe

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