Journée de deuil à Butembo : la société civile salue l’accalmie qui a caractérisé la ville
Les activités socio-économiques sont restées partiellement paralysées au centre-ville Butembo, la journée de ce mardi 18 juin 2024. Ce, suite à l’appel à une journée de deuil, décrétée par la société civile. Des commerçants appuyés par la société civile saluent le climat de méditation vécu ce mardi.
Déjà l’avant midi, aucun engouement n’a été perceptible au centre-ville. Des boutiques, galléries, officines pharmaceutiques, stations de carburants et banques sont restés fermés. Les commerçants se tiennent débout devant leurs boutiques pour voir l’évolution de la situation.
C’est seulement quelques vendeurs des vivres qui sont visibles dans le marché central et sur le long des boulevards. Dans l’après-midi, c’est presque la même situation. Seuls, quelques tenanciers des pharmacies et boutiques ont ouvert leurs portes.
Rencontré assis devant sa boutique fermé, KakuleKalemba, affirme qu’il n’a pas travaillé parce qu’il veut réellement pleurer avec les victimes de massacres. Ce commerçant invite le gouvernement à prendre des mesures pouvant aider à restaurer la paix à l’est du pays.
« Nous n’avons pas ouvert nos portes ouvert nos portes parce que nous voulons réellement pleurer nos frères, qui sont morts dans les massacres. En tout cas, nous avons aussi perdu beaucoup de biens. Que le gouvernement nous aide cette fois à mettre fin à ces massacres », a-t-il appelé.
Se confiant à la presse, le président de la société civile en ville de Butembo salue l’accalmie avec lequel cette journée s’est déroulée. Pasteur MatheSaanane signale que la population de la ville de Butembo a vraiment compati avec les victimes des massacres. Il pense que cela doit interpeller les autorités.
« Nous sentons vraiment que le peuple est abattu. Si les habitants ont accepté de passer cette journée dans cette méditation pour compatir avec les leur, je crois c’est un signal fort. Ils ont accepté volontairement sans contrainte. Nous pensons que cela doit interpeler les autorités de notre pays », estime Mathe Saanane.
Pour rappel, les coordinations de la société civile forces vives du grand nord Kivu ont décrété une journée de deuil le mardi 18 juin 2024. Ce, dans le cadre de compatir avec les familles des victimes des massacres dans la province du nord Kivu.
Le président de la société civile avait annoncé qu’au courant de cette journée, les activités socio-économiques auront lieu. En dépit de cette annonce, plusieurs commerçants ont jugés mieux de ne pas vaquer à leurs activités commerciales.
Rosette Kamukehere