Nord-Kivu : une session de sensibilisation sur la situation sécuritaire ouverte à Beni
À Beni, au Nord-Kivu, il s’est ouvert le jeudi 25 juillet, une session de sensibilisation sur la situation sécuritaire au Grand Nord-Kivu. Les autorités politico administratives des villes de Beni et Butembo et des territoires de Beni et Lubero, ainsi que les leaders communautaires participent à cet atelier de trois jours, organisé par le gouvernement provincial et placé sous le signe de la paix.
L’objectif primordial est de renforcer la collaboration entre gouvernants et gouvernés pour rechercher la paix au Grand Nord.
Pour la première journée, les maires des villes de Beni et Butembo et les administrateurs des territoires de Beni et Lubero ont présenté les situations sociosécuritaires de leurs entités respectives. Une situation généralement morose caractérisée par les attaques rebelles ou la criminalité urbaine. C’est ce qui explique, d’ailleurs, l’organisation de ce cadre d’échange en vue de proposer des pistes de solution, a fait remarquer le directeur du cabinet du gouverneur militaire du Nord-Kivu.
« Les objectifs opérationnels de ce forum peuvent être résumés à la définition de la mutualisation d’efforts des parties prenantes en vue de la réussite du programme PDDRC-s. Mais aussi, nous devons nous liguer et éviter de tomber dans le piège de division des ennemis de la paix », a-t-il exhorté.
Les participants se disent confiants et espèrent qu’à l’issue de cette séance, les parties prenantes vont jouer chacune son rôle dans le rétablissement de paix dans la région.
« (I) L’échange prouve à suffisance qu’il fallait un pareil cadre pour échanger et cela rassure qu’à l’issue de ce dialogue, on aura des résultats qui vont aider à répondre aux ententes de la communauté (II) À partir de cette session, il y aura une feuille de route qui devra faire l’objet des activités prioritaires à mener, pour que la sécurité puisse revenir dans la zone », ont-ils déclaré.
Rappelons que le Grand Nord-Kivu est confronté à une multitude de défis sécuritaires. Les groupes armés, notamment les forces négatives et les milices locales, sèment la terreur en perpétrant des attaques ciblées contre les civils, des pillages et des enlèvements, ce qui entrave le développement de la région.
Milan Kayenga