Mambasa : la NSCC salue la libération d’une centaine d’otages des ADF à Irumu
La Nouvelle société civile congolaise (NSCC), coordination territoriale du territoire de Mambasa en province de l’Ituri, salue la libération d’une centaine d’otages des mains des ADF ce jeudi 31 octobre à Irumu. Elle craint l’infiltration de l’ennemi à travers ces otages.
Dans un communiqué ce samedi 2 novembre 2024, cette structure citoyenne indique que parmi ces anciens otages figurent aussi des personnes qui ont été prises en otage dans le territoire de Mambasa.
C’est quand les ADF signaient des incursions dans les villages Bahaha et Tolitoli dans la chefferie des Babila Bakwanzasur la RN4.
Son coordonateur, Me Jospin Paluku Mbowa, invite cependant les services de sécurité à la vigilance dans l’audition de ces ex-otages parce que, dit-il, l’ennemi peut s’infiltrer au milieu d’eux afin de venir planifier encore de nouvelles incursions dans la zone.
« Nous saluons vivement l’appui que l’armée ougandaise est en train de faire à notre armée. Nous les encourageons beaucoup, qu’elles puissent continuer à traquer les ADF-Nalu dans notre province de l’Ituri, mais aussi dans la province voisine du Nord-Kivu. Nous demanderons aux services de sécurité d’être très prudents, de pouvoir procéder à une audition sérieuse de ces personnes libérées des mains des ADF, parce que l’ennemi peut aussi s’infiltrer dans ces civils et voir comment planifier d’autres incursions encore dans nos villages », a-t-il indiqué.
Rappelons que les forces conjointes FARDC-UPDF ont confirmé avoir libéré 118 personnes détenues par les rebelles des ADF. Il s’agit du plus grand nombre de libérations depuis le début des opérations conjointes menées par les deux armées en 2021.
Parmi les ex-otages, figurent des hommes, des enfants et même des femmes enceintes. Ils sont tous sous la protection des FARDC à Komanda et leur identification est en cours.
L’armée est consciente d’une possibilité d’infiltration des ennemisparmi les otages. Et donc l’idée d’un piège tendu par ce groupe armé reste sur la table, affirment des sources militaires.
Stanley Muhindo