Nord-Kivu : le M23 impliqué dans de nouvelles tueries des civils à mi-décembre (Témoignages) 

Des tueries, des exactions et des actes de violations des droits humains commis par le M23, à la première quinzaine du mois de décembre 2024. Les combats ayant éclaté entre le M23 et les forces régulières soutenues par les résistants Wazalendo ne sont pas sans conséquences. 

Des témoignages concordants font état des tueries des personnes n’ayant rien à voir avec les combats qui se déroulent dans la zone, lesquels combats ont commencé le lundi 02 décembre 2024. 

Des familles déplacées de Kaseghe vivant à Krumba parlent des civils voulant fuir ou ayant préféré rester sur place. 

« Un homme d’un âge moyen qui voulait se rendre à Kinyamarundi près de Kaseghe, a été tué à la première semaine de combats. Cette même semaine, un motard et son client qui revenaient de Butembo pour Kirumba avaient été aussi abattus au motif qu’ils venaient espionner les positions M23. Un autre homme de Kaseghe retourné pour récupérer son panneau solaire a été tué sur le toit de sa maison. Plus loin de là, à Kivako, 7 km au sud-ouest de Kaseghe, une femme confinée dans sa maison y a été découverte puis tuée par le M23 », a documenté RADIOMOTO.NET.

Un témoin rescapé affirme que les plus visés sont les hommes. 

« On vous rencontre, si vous êtes surtout un homme, on vous tue », témoigne-t-il. 

À Mighobwe, un homme, enseignant d’école primaire, a lui, été atteint par des éclats d’obus il y a une semaine. Le même calvaire a vécu à Luofu. Une source parle de quatre civils tués de façon volontaire, dont un retiré de sa maison. À Kayna, une femme qui quittait le champ avec ses trois enfants a été atteinte par un obus. Elle en est morte sur place. 

Ses enfants blessés ont été précipités à l’hôpital. Ce n’est pas tout. Un homme déplacé de Kaseghe, prof Mukwa de l’Institut Kikyo, est mort il y a trois jours d’hypotension à la suite des détonations d’armes lourdes. 

Outre les pillages de biens et la destruction des villages, le M23 fouette et injurie des citoyens meurtris. Pour le moment, pas de rapport exhaustif des exactions du M23 vu qu’il n’y a ni d’ONG des droits humains ni de société civile dans la zone où les combattants règnent sans loi.

La Rédaction

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