Beni : des rumeurs sur la présence des ADF perturbent les activités scolaires à Kyanganda
Des activités scolaires évoluent difficilement à Kyanganda depuis le début de cette semaine. Cette situation est due à une rumeur sur une éventuelle présence des rebelles d’Allied democratic forces (ADF) vers Maseme et Musyola sont vulgarisées depuis le weekend dernier.
Le jeudi 19 décembre 2024, RADIOMOTO.NET a fait le tour dans différents établissements scolaires, à l’École primaire (EP) Lyowene, conventionnée catholique et celle de Somea, conventionnée protestante, aucun élève n’a été visible. Seuls les enseignants étaient dans les salles.
Selon les directeurs des écoles, c’est depuis lundi que les écoliers ne se présentent plus alors que bien avant, tout se déroulait bien. Ces chefs d’établissements demandent aux parents d’envoyer les enfants à l’école pour se rattraper par rapport au calendrier scolaire. Ils insistent aussi sur la nécessité et l’urgence d’installer une position militaire dans ce village qui avait été la cible de rebelles ADF le 21 juin dernier.
“(I) Nous voudrions continuer avec les cours comme c’étaient des mensonges. Nous prions à ce que les activités puissent aller de l’avant… (II) Je vais supplier les autorités sécuritaires à mener leur mission. Il faut qu’on nous sécurise. Cette population n’est pas différente des autres qui sont sécurisés”, ont déclaré Kasereka Pembeni Roger, directeur de l’école primaire Lyowene et Bukinabia Kibondo, directeur de l’EP Somea.
De l’autre côté, à l’institut Somea, l’effectif est en train de diminuer chaque jour. Selon le préfet des études, 165 élèves étaient enregistrés tout au début de cette année scolaire, mais il n’en reste que 48 élèves. Muhindo Lukambo explique la situation de calvaire observée actuellement avec les enseignants non payés.
“La dépertition des élèves est causée par le problème qui s’est posé ici. On a tué les parents d’élèves. On a tué nos deux élèves. Vraiment géré les enseignants est devenu très difficile”, a-t-il déclaré.
Kyanganda est situé à moins de 5 kilomètres au sud de Njiapanda dans le groupement Manzia. Lorsque ce village a été attaqué par les rebelles ADF en juin dernier, plus de 20 civils avaient été massacrés, des maisons d’habitation et kiosques incendiés.
Depuis cet événement malheureux, ce village n’a aucune position militaire de l’armée loyaliste, ni de poste de la Police nationale congolaise.
James Lusenge