Butembo : Dorcas Musubao fabrique des sandales à l’aide du bois

“Il est possible de fabriquer des souliers hommes et dames en ville de Butembo pour éviter l’importation”. C’est la conviction de Dorcas Musubao, entrepreneure et fabricatrice des sandales avec du bois. RADIOMOTO.NET l’a rencontré, le lundi 23 décembre 2024, en pleine exposition de sa marchandise en la foire agro-industrielle à Tsakatsaka. 

Dorcas Musubao, jeune d’une vingtaine d’années, utilise des bois comme matière première qu’elle transforme dans son atelier de menuiserie. Ce processus consiste à donner la forme à la semelle qui va porter les cordelettes achetées localement. Après quoi, elle ponce la semelle, avant d’y mettre le vernis. Dorcas est très vigilante quant au numéro que porte son client, après avoir apprécié la taille.

« La matière première, c’est le bois, après quoi nous prenons les matériels que nous utilisons, comme les couteaux et d’autres, avant de bien poncer. Nous prenons aussi la mesure du soulier, par exemple 36, 37. Nous payons les corsètes dans des boutiques et des petites semelles avec lesquelles nous fabriquons les souliers qui sont durables. C’est en brousse où on peut facilement trouver des bons arbres, mais il y a déjà l’insécurité. Nous utilisons Liboyo, Linzo, Maini ya nyoka. Nous achetons les cordelettes à Butembo », a-t-elle expliqué.   

Dorcas Musubao note qu’elle n’est pas tellement convaincue de la durabilité des souliers importés. C’est ainsi qu’elle propose aux habitants de la ville de Butembo des souliers adaptés à la mode et qui peuvent durer longtemps. Elle invite les habitants de Butembo à venir apprendre ce métier entrepreneurial pour leur stabilité financière.

« Premièrement, je me suis lancé dans ce métier pour trouver quelque chose. Deuxièmement, c’est au vu de la qualité des souliers actuellement sur le marché qui ne durent plus longtemps. Mes souliers sont durables, ils ne peuvent pas s’abimer d’un jour à l’autre. Si le soulier est fabriqué à partir du Liboyo, vous pouvez faire avec 5, voire 10 ans. À partir de n’importe quel bois, on peut fabriquer tous les modèles commandés. Le prix dépend de la qualité du bois aussi. Un pair de souliers fabriqué à partir de Liboyo peut couter par exemple 25 dollars et c’est cher ; avec d’autres bois, nous vendons une paire entre 10 et 15 dollars américains. Celui qui veut apprendre ce métier, qu’il vienne, nous sommes prêts », a-t-elle renchéri. 

Il convient de signaler que les souliers fabriqués par l’entrepreneure Dorcas Musubao sont aussi exposés dans le supermarché Maarifa Global, en ville de Butembo.

Glodi Mirembe

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